Policiers devant l'entrée du Bataclan, mars 2016
Policiers devant l'entrée du Bataclan, mars 2016 © Radio France

Il y a six mois, les attentats de Paris et Saint-Denis faisait 130 morts et plus de 400 blessés. Alors que l'Etat d'urgence a été prolongé et que les enquêtes se poursuivent, les rescapés, eux sont toujours sur le chemin de la reconstruction.

Ici, c’est une famille entière touchée par l’attaque du Bataclan. Le 13 novembre, Jules et sa soeur sont au concert des Eagles of Death Metal. Ils ont échappé à la mort, mais pas au traumatisme. Leurs parents non plus : en une nuit, ils ont imaginé la disparition simultanée de leurs deux enfants. Six mois plus tard, c’est toute une famille qui se reconstruit.

Les moments en famille, les bons repas, prennent toute leur importance. A table, avec les parents Michelle et Hervé, et le reste de la famille, entre une bouteille de vin et un bon rosbif, Jules reconnait que plus rien n’est comme avant :

On aurait pu tout perdre. Du coup on devient primitif, on s’occupe de son clan. Et en même temps on est tous à vif, avec une vigilance qu’il n’y avait pas avant __ (Jules)

Pour s’en sortir, des séances régulières de psychanalyse ont été nécessaires. Le sommeil, devenu problématique, ne vient qu’avec les médicaments

Nos enfants, ils en ont bavé. Maintenant qu’eux vont bien, on dort toujours trois heures par nuit. Je suis allé chez le médecin parce que j’ai besoin de récupérer maintenant ( Michelle, la mère de Jules et Caroline)

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►►► Ecouter le reportage dans la famille de Jules et Caroline, par Thibault Lefèvre

L'état d'urgence en question

De son côté, Amnesty international a déposé, jeudi, une pétition avec 60 000 signatures hier à l'assemblée nationale pour dire non à la prolongation de l'état d'urgence, régime d’exception qui sera confirmé la semaine prochaine par les députés. Aujourd’hui 60 personnes sont toujours assignées à résidence en France (300 autres l’ont été pendant plusieurs semaines). L’état d'urgence sera prolongé jusqu'au 26 juillet , après l'euro de football et le tour de france.

►►►ECOUTER : Le reportage de Philippe Randé sur la pétition d’Amnesty International contre l’Etat d’urgence, avec le témoignage d’Issa, pénalisé au quotidien

Le rôle des militaires de la zone du Bataclan

Dans les nombreuses questions qui perdurent six mois après les attentats, reste celle du rôle des militaires de l'opération Sentinelle et de leur intervention dans le cas d'attaques terroristes.

Ce soir-là, huit soldats se trouvaient à proximité du Bataclan, mais aucun n'a fait usage de son arme . Avaient-ils le droit ou l'obligation d'intervenir ? L’encadrement sévère de leur mission, pour laquelle un militaire ne doit pas quitter son poste, a semé la confusion.

►►►Ecouter le reportage de Nathalie Hernandez : les militaires à proximité du Bataclan avaient-ils l'obligation d'intervenir?

Ici, c’est une famille entière touchée par l’attaque du Bataclan. Le 13 novembre, Jules et sa soeur sont au concert des Eagles of Death Metal. Ils ont échappé à la mort, mais pas au traumatisme. Leurs parents non plus : en une nuit, ils ont imaginé la disparition simultanée de leurs deux enfants. Six mois plus tard, c’est toute une famille qui se reconstruit.

Alors les moments en famille, les bons repas, prennent toute leur importance. A table, avec les parents Michelle et Hervé, et le reste de la famille, entre une bouteille de vin et un bon rosbif, Jules reconnait que plus rien n’est comme avant :

On aurait pu tout perdre. Du coup on devient primitif, on s’occupe de son clan. Et en même temps on est tous à vif, avec une vigilance qu’il n’y avait pas avant

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Pour s’en sortir, des séances régulières de psychanalyse ont été nécessaires. Le sommeil, devenu problématique, ne vient qu’avec les médicaments

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Nos enfants, ils en ont bavé. Maintenant qu’eux vont bien, on dort toujours trois heures par nuit. Je suis allé chez le médecin parce que j’ai besoin de récupérer maintenant.

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►►►Ecouter le reportage dans la famille de Jules et Caroline, par Thibault Lefèvre

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