Le siège local du PS visé par une bombe
Le siège local du PS visé par une bombe © Maxppp

Un engin explosif a endommagé cette nuit le bâtiment qui héberge la fédération du Parti socialiste de l'Aude. Il aurait été posé là par des viticulteurs mécontents, qui interpellent le ministre l'Agriculture. Inacceptable, pour Stéphane Le Foll.

C'est une inscription sur les murs de la fédération qui indiquerait une revendication : on y trouve l'inscription CAV (Comité d'action viticole) en bleu et rouge, en plus d'une inscription "Le Foll !".

L'engin a explosé vers 1h du matin, soufflant les vitres et le plafond de l'entrée de la permanence. Les vitres de l'école Jean-Jaurès, située juste en face, ont elles aussi été brisées par l'explosion.

Stéphane Le Foll a rapidement condamné cette action.

Je ne comprends pas une telle attitude et une telle manifestation avec cette violence, avec une bombe. Je suis là dans l'expectative, l'engagement qui a été celui du gouvernement, et le mien par rapport à la viticulture depuis le départ, est quelque chose qui a apporté des résultats et des solutions. Après il faut toujours aussi chercher à comprendre et en même temps ne pas accepter non plus ce type d'attitude.

Ecoutez sa réaction à la sortie du Conseil des ministres.

Des doutes sur les auteurs de l'attentat

Eric Andrieu, député européen et secrétaire fédéral du PS dans l'Aude a déclaré:

Rien ne justifie ce type de plastiquage car attaquer le siège de la Fédération audoise du Parti Socialiste, c'est attaquer la démocratie.

Eric Andreu a des doutes sur l'identité des auteurs

Il émet des doutes sur l'implication des viticulteurs. "Il n'y a pas eu de revendication précise du CAV, nous nous interrogeons donc sur la nature de cet acte qui apparaît plutôt comme un acte politique. Il pourrait s'agir d'une protestation contre l'abandon récent d'un amendement qui permet aux viticulteurs de toucher 15% d'avance lors de la commande de vin. Les producteurs sont actuellement payés à la retiraison, au fur et à mesure que le vin est déstocké pour être vendu."

L'enquête a été confiée à l'antenne de Perpignan du Service régional de police judiciaire de Montpellier.

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