Après l'attaque qui a fait au moins 80 morts jeudi soir à Nice, François Hollande a réuni un conseil de défense à l'Elysée. L’exécutif décrète un deuil national de trois jours.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à Nice,jeudi soir
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à Nice,jeudi soir © AFP / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Le couple exécutif a parlé d'une même voix, ce vendredi matin. Celle de Manuel Valls qui a pris la parole, à l'issue d'un conseil de défense et de sécurité à l'Elysée. Le chef du gouvernement appelle la France à ne pas céder "à la menace terroriste". "Nous devons faire bloc, c'est le message du président de la  République, être solidaires, faire preuve de sang froid collectivement", a-t-il ajouté.  Trois jours de deuil national (samedi, dimanche et lundi) ont été décrétés par François Hollande. Le projet de loi prorogeant l'état d'urgence pour trois mois sera, par ailleurs, présenté mardi au conseil des ministres pour un examen par le Parlement mercredi et jeudi.

Mêmes réactions d'émotion au sein du gouvernement, où le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, s’est dit "de tout cœur avec les victimes de l'odieuse attaque de Nice et leurs proches. Nous ne céderons pas. Courage." Sa collègue du Numérique, Axelle Lemaire, a quant à elle exhorté : "De nouveau, l'horreur. ARRÊTEZ de diffuser les photos des victimes".

L'appel au "sursaut" et à la fermeté 

Chez les députés Les Républicains, les messages de soutien ont aussi abondés. Christian Estrosi, ancien maire de Nice et président de la région Provence-Alpes-Côtes d'Azur, demandent aux Niçois de "tenir bon", tout en réclamant un "sursaut" de l'Etat dans la lutte contre le terrorisme. Il reproche à François Hollande d'avoir évoqué jeudi la levée de l'état d'urgence quelques heures avant l'attentat de Nice. Même reproche de la part du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti qui réclame un "état d'urgence permanent". Un état d'urgence qu'il faut effectivement prolonger de trois mois selon le patron Les Républicains, Nicolas Sarkozy.

Le Front national se divise sur la réaction à adopter

Autre réaction, celle de Marine Le Pen, qui évoque la "lutte contre le fondamentalisme".

Mais d'autres élus et responsables du parti se sont montrés nettement moins modérés dans leurs commentaires. C'est notamment le cas du conseiller spécial de Marine Le Pen, Éric Domard, qui fustige sur Twitter : "Que les charognards UMPS qui ont laissé les loups entrer dans la bergerie commettre ces carnages, nous épargnent leur sordide indignation".

Témoignages de soutien unanimes à l’étranger

Les réactions sont également venues de l'autre côté de l'Atlantique. Barack Obama condamne "ce qui semble être une horrible attaque terroriste". "Nous sommes solidaires de la France, notre plus vieil allié, au moment où elle fait face à cette attaque", a déclaré le président américain dans un communiqué, offrant l'aide des Etats-Unis dans l'enquête pour retrouver les responsables de cette tragédie.

"Une autre attaque horrible, cette fois à Nice. Nombreux morts et blessés. Quand tirerons-nous enfin les leçons? Cela ne fait qu'empirer", a tweeté le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump.

La nouvelle première ministre du Royaume-Uni Theresa May a aussi réagi à cette sanglante attaque : _"Nos pensées sont avec ceux qui ont été touchés par ce terrible incident". _Même réaction de la chancelière allemande, Angela Merkel :  L'Allemagne est aux côtés de la France dans la lutte contre le terrorisme""Les mots suffisent à peine pour dire ce qui nous unit". Rome annonce un durcissement de ses contrôles, à sa frontière avec la France.

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