Le centre de recrutement de l'Armée de terre de Lyon est submergé
Le centre de recrutement de l'Armée de terre de Lyon est submergé © MaxPPP

Les attentats à Paris suscitent de nombreuses interrogations de la part de jeunes et moins jeunes, qui vont se renseigner dans les centres de recrutement de l'armée. A Limoges et Strasbourg, standard et accueil sont "submergés".

25 à 30% de demandes supplémentaires à Limoges

Le centre d’information et de recrutement de l’Armée de terre à Limoges estime à 25 ou 30% supplémentaires le nombre de demandes de renseignement par téléphone ou sur internet. « Pour certains, les attaques ont été un élément déclencheur, donc certains candidats se renseignent pour une carrière en tant que militaire d’active, d’autres qui ont déjà une vie construite se renseignent pour aider dans la réserve » précise le major Patrick Davos, chef du CIRFA.

Raphaël en avait déjà envie avant les attentats, les attaques ont fini de le convaincre : «je pense qu’il faut aider comme on peut là où on vit » a-t-il raconté à Nicolas Blanzat, de France Bleu Limousin :

Le centre de recrutement de Strasbourg submergé de demandes

Même constat à Strasbourg, où le centre de recrutement a été « submergé », selon sa responsable, la capitaine Marie-Ange Tourillon. « On a mis en place un dispositif adapté pour faire face aux appels (…) lundi et mardi, on a été submergé ». Les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, en janvier dernier avait déjà suscité des vocations, précise la directrice du CIRFA de Strasbourg. « On avait déjà eu 30% d’affluence en plus. On se rend compte que les jeunes ont été touchés vendredi. Et c’est eux qui nous interpellent » raconte encore la capitaine à Corinne Fugler, de France Bleu Alsace :

En 2015, l’armée proposait 15 000 postes.

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