Vue de la prison de Fresnes, où des puces de mobiles ont été retrouvées dans la cellule de Sid Ahmed Ghlam
Vue de la prison de Fresnes, où des puces de mobiles ont été retrouvées dans la cellule de Sid Ahmed Ghlam © MaxPPP

Des téléphones portables circulent en prison, mais cette fois la découverte concerne un détenu à l’isolement : Sid Ahmed Ghlam, accusé du meurtre d’Aurélie Châtelain, lors d’un attentat déjoué à Villejuif en 2015.

Sid Ahmed Ghlam,accusé du meurtre d'Aurélie Châtelain , est également soupçonné d'avoir planifiél’attentat, contre une église de Villejuif , qui avait coûté la vie à la jeune policière en avril 2015.

Cet algérien de 25 ans avait été incarcéré à la maison d’arrêt de Fresnes, dans le val de Marne, où les surveillants ont retrouvé, dans sa cellule, une puce téléphonique.

Un mobile utilisé pendant six mois

Pendant six mois, Sid Ahmed Ghlam a pu téléphoner a tous ses contacts, sa famille, ses amis, au nez et à la barbe des surveillants de la prison de Fresnes.

Selon les informations révélées par le Figaro, c’est lors d’une fouille effectuée une semaine après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis que les surveillants sont tombés sur la puce. Sid Ahmed Ghlam était alors à l'isolement, mais d’autres détenus se trouvaient à l'étage au-dessus, en dessous et également sur les côtés : dans ce cas-là, les puces et les téléphones peuvent simplement se transmettent par les fenêtres . De plus, lors d'une seconde fouille, des policiers ont retrouvé des documents et une autre puce neuve .

Le parquet de Créteil a été saisi de l'affaire, et le détenu a fini par être transféré au mois de mars à Beauvais , dans un tout nouveau centre pénitentiaire équipé de brouilleurs téléphoniques .

►►►ECOUTER-Les explications d'Emmanuel Leclère :

Les enquêteurs du pôle anti-terroriste à Paris avait déjà épluché l'ordinateur de Sid Ahmad Ghlam et retrouvé des mails cryptés . Deux complices présumés du djihadiste avaient ensuite été arrêtés en octobre 2015, soupçonnés d'avoir fourni des armes et de la logistique.

Les appels de Ghlam depuis sa cellule étaient-ils surveillés, comme cela arrive parfois pour tenter d'identifier d'autres complices ? Pour l'instant les autorités judiciaires n'ont fait aucun commentaire. France Inter avait déjà révélé que Sid Ahmed Ghlam accuse l'un des kamikazes du Bataclan, Samy Amimour, d'être le véritable assassin d'Aurélie Châtelain en avril 2015, mais seul l’ADN du détenu a été retrouvé sur les lieux du crime.

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