Ce lycée privé situé dans le Xe arrondissement à Paris a décidé de mettre en place, dès la rentrée prochaine, un porte-clés connecté pour mieux détecter l’absentéisme des élèves. Mais la méthode est critiquée. Une pétition a recueilli plusieurs milliers de signatures contre la mise en place de cet objet connecté.

Ce lycée privé parisien souhaite mettre en place des porte-clés connectés à la rentrée
Ce lycée privé parisien souhaite mettre en place des porte-clés connectés à la rentrée © Maxppp / Philippe Lavieille

Une pétition lancée le 20 juillet dernier (désormais fermée) a recueilli 3 360 signatures pour protester contre la mise en place de ces porte-clés connectés au lycée Rocroy Saint-Vincent de Paul à la rentrée. Son auteur "s’indigne contre cette décision". Il reconnait "des difficultés à communiquer sur la présence ou l’absence des élèves" dans le lycée mais juge _"anormal que les conséquences soient portées sur les élèves"_

Le fameux porte-clés est développé par New School. Sur son site internet, News School décrit l’objet comme un outil permettant de "remplacer les cartes de cantine, les cartes de lycéens ou carnets de liaison". Il permet également aux enseignants de faire l’appel "en quelques secondes", en se connectant directement à l’application. Grâce au Bleutooth, l’application se connecte aux porte-clés des élèves présents dans la classe. 

Nous sommes incapables de géolocaliser les élèves - Philippine Dolbeau, fondatrice de New School

Philippine Dolbeau, fondatrice de la société New School et créatrice du porte-clés assure être"incapable de géolocaliser les élèves. L'outil sert uniquement à simplifier l’appel en classe. Le professeur peut utiliser l’application mobile seulement sur ses heures de cours. Nous ne cherchons pas et ne pouvons pas suivre les élèves à la trace". La cheffe d’entreprise ajoute "nous ne récoltons aucune donnée personnelle. Seul le chef d’établissement est responsable de ces données". D’après elle, entre 15 et 30 lycées privés ont mis en place le dispositif en dehors de l’Ile-de-France.

Alors qu’est-ce-qui ne va pas ? 

Une lycéenne interrogée sur le sujet déplore l’absence de communication de son établissement sur l’instauration de ce nouveau dispositif. "Le lycée fait ça uniquement parce qu’il y a eu beaucoup d’absentéisme l’an dernier. Mais ni nous, ni les parents n’ont été prévenus". L’une de ses camarades évoque quant à elle "un problème éthique évident" et s’inquiète d’une utilisation "à tort" des porte-clés dans le futur.

Du son côté, la Cnil indique qu’elle sera vigilante sur "le respect des principes de méthode et de fond" quant à l’utilisation de ce nouvel objet connecté par les établissements scolaires.

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