Accident de car dans l'Aude
Accident de car dans l'Aude © MaxPPP/Philippe Leblanc

Le passager ukrainien qui a avoué avoir provoqué la sortie de route d'un autocar de la compagnie Eurolines, dimanche, sur l'autoroute A9 dans l'Aude, souffre de bouffées délirantes de type paranoïaque, selon le psychiatre qui l’a examiné.

L’homme, âgé d'une trentaine d'années, d'abord entendu comme victime, puis placé en garde à vue, a été interné d'office dans une unité de soins psychiatriques à Limoux (Aude).

Il pourrait être pénalement irresponsable, a indiqué le procureur de Narbonne David Charmatz.

Le médecin expert qui l'a examiné considère que "les troubles psychiques qu'il subissait avaient fortement altéré, voire aboli son discernement" au sens de l'article du Code pénal qui prévoit l'irresponsabilité pénale.

David Charmatz, le procureur de Narbonne, au micro de Corinne Cutilla

Le juge va désigner deux experts devront déterminer quel était l'état de sa resonsabilité pénale au moment des faits.

Le voyageur ukrainien a voulu forcer le conducteur à s'arrêter à 1h30 du matin pour pouvoir satisfaire un besoin pressant. Il n'a pas supporté que "le chauffeur lui dise que le prochain arrêt était à Barcelone puisqu'il venait d'y avoir un arrêt quelques kilomètres auparavant", a rapporté le procureur. "Il s'est saisi du volant et a donné un coup à droite pour le faire s'arrêter, précipitant le car dans le bas-côté".

Le car de tourisme, qui transportait essentiellement des Français et des Espagnols entre Marseille et Murcie, au sud de l'Espagne, a fait une embardée avant d’heurter la glissière de droite et dévaler le bas-côté.

Bilan: deux morts (une Espagnole de 55 ans et un Français de 54 ans) et une trentaine de blessés, dont deux graves.

Les premiers propos du chauffeur sont donc confirmés. Lors d’une première audition il avait dit aux gendarmes avoir eu une querelle avec un passager qui avait provoqué l'accident en s'en prenant au volant. Une déclaration que plusieurs passagers avaient réfutée. On sait aujourd’hui que la majorité des voyageurs dormait au moment de l’accident.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.