Selon le ministère de la Santé, le nombre de Français de plus de 18 ans qui fument quotidiennement a considérablement baissé, passant de 13,2 à 12,2 millions (soit un million qui ont arrêté de fumer ou fument désormais "occasionnellement"). Et ce, un an après la mise en place de mesures d'envergure contre le tabac.

Un million de fumeurs quotidiens en moins en un an en France
Un million de fumeurs quotidiens en moins en un an en France © Maxppp / Olivier Boitet/Le Parisien

L'année 2016 a été marquée par plusieurs coups portés au marché du tabac en France : la possibilité pour les médecins du travail (notamment) de prescrire des traitements de substitution nicotinique, avec un meilleur remboursement ; l'instauration du paquet neutre, devenu obligatoire le 1er janvier 2017 ; et bien sûr l'augmentation régulière du prix du paquet, avec pour objectif de lui faire atteindre les 10 euros en 2020.

Et si, au final, cette sévérité portait ses fruits ? C'est en tout cas ce que semblent indiquer les chiffres dévoilés par la ministre de la Santé Agnès Buzyn. On y découvre notamment qu'en 2017, 26,9 % des 18-75 ans fument au moins une fois par jour, contre 29,4 % un an auparavant. Cela n'a l'air de rien, mais concrètement cela représente environ un million de fumeurs quotidiens en moins (qu'ils aient arrêté totalement ou simplement réduit leur consommation).

Moins de fumeurs, y compris dans les classes défavorisées

Le nombre global de fumeurs baisse lui aussi de manière significative : de 15,8 à 14,4 millions de personnes en un an.

Tout aussi encourageant, la proportion de personnes n'ayant jamais fumé ou ayant arrêté de fumer augmente elle aussi. Les Français semblent donc fumer non seulement moins souvent, mais aussi moins tout court.

La ministre a également rappelé que le tabac est un "vecteur d'inégalités", mais que la situation s'améliore : pour la première fois depuis 2000, le nombre de fumeurs baisse aussi chez les personnes aux niveaux de diplôme et aux revenus les moins élevés. Parmi "les plus défavorisés", ils étaient, en 2016, 38,8 % à fumer chaque jour, contre 34 % un an plus tard, en 2017. Parmi les chômeurs, ce chiffre passe de 49,7 % à 43,5 %. Mais les ouvriers fument toujours deux fois plus que les cadres.

Plus largement, Agnès Buzyn estime que "ces résultats sont encourageants, ils marquent une rupture", et qu'il faut "continuer cette lutte majeure contre l'un des plus grands fléaux de santé publique". Le paquet de cigarettes n'est donc pas près de voir son prix baisser...

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