Au départ, c’est un hashtag comme il en fleurit chaque jour. Mais celui-ci, qui arrive après la révélation du scandale Weinstein, a un retentissement inattendu et peut-être inespéré.

Quand un simple hashtag délie les langues
Quand un simple hashtag délie les langues © Radio France

Au départ c'est juste un tweet, publié un samedi après-midi. Sandra Muller, journaliste à la 'Lettre de l'audiovisuel', propose, sous le mot-dièse #balancetonporc, de raconter les harcèlements sexuels dont certain(e)s été victimes au boulot.

Elle-même commence et donne même le nom de son harceleur :

La journaliste n'imagine probablement pas l'impact que son action va avoir. Dans les heures qui suivent et le lendemain dimanche, ce sont des centaines de femmes, et quelques hommes, qui racontent les actes dont elles ont été victimes.

Sur Twitter, des victimes de harcèlement sexuel témoignent
Sur Twitter, des victimes de harcèlement sexuel témoignent © Visactu / Visactu

Ça touche évidemment tous les milieux, mais – suivant la sociologie des twittos – ce sont surtout des femmes travaillant dans les médias qui se racontent.

Une femme politique et une journaliste ayant traité de la politique s'ajoutent, sans surprise, à la longue liste des femmes ayant subi des propositions non souhaitées, des allusions graveleuses, des attouchements, des menaces, voire des agressions.

Beaucoup sont choqués à la lecture des témoignages et surtout au vu du nombre. Dimanche, à 13H00, le hashtag #balancetonporc cumulait 26 900 tweets. Certains – des hommes surtout – dénoncent le fait que la majorité des témoignages sont anonymes, considérant que c'est "trop facile", ou qu'il faut aller en justice avant d'avoir le droit de se plaindre.

Le retentissement de ce hashtag leur donne d'ores et déjà tort.

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