En 2013 lors d'une résidence à New-York, Banksy avait peint ce robot sur un mur de Coney Island
En 2013 lors d'une résidence à New-York, Banksy avait peint ce robot sur un mur de Coney Island © MaxPPP

Des scientifiques londoniens affirment avoir démasqué l’homme qui se cache derrière le pseudo de ce maitre du street art, grâce à une méthode de profilage élaborée pour confondre les tueurs en série.

Banksy est l’un des plus célèbres artistes de street art , et ses oeuvres s'arrachent à des centaines de millions de dollars, mais il veille pourtant soigneusement, depuis ses débuts, à garder son identité secrète . Pourtant, des chercheurs de l’université Queen Mary de Londres affirment désormais qu’ils ont réussi à démasquer le graffeur-star, aux moyens d’une méthode de profilage utilisée d’ordinaire par la police criminelle. Leurs travaux sont visible sur le site de l’université.

Banksy = Robin Gunningham?

Cette méthode consiste à un véritable profilage géographique : une sélection précise de140 œuvres signées Banksy, situées à Londres et Bristol, sa ville d’origine. Grâce à leur position dans ces villes , ils ont détecté des points névralgiques : des lieux (adresses, pubs, terrain de sport) qui ont en commun d’avoir tous été fréquentés par un certain Robin Gunningham, dont l'adresse se trouve dans cette même zone. Pourtant, ce n'est pas une nouveauté: le nom est cité depuis 2008 par la police, comme la potentielle véritable identité de Banksy.

D’ordinaire, ce profilage géographique sert à recensertous les crimes attribués à un seul suspect pour démarquer sa zone de résidence , ou encore en cas de crise sanitaire, et enfin pour repérer de potentiels terroristes .

Lors d'une épidémie, notre modèle permet d'utiliser les adresses des personnes infectées pour trouver sa source (Dr Steve Le Comber, sur le site internet de l'université)

Une méthode discutée

Grâce à cette méthode de profilage géographique, Il sera aussi possible selon ces chercheurs, de déjouer des complots terroristes avant qu'ils n'aient lieu, rien qu’avec l'analyse de graffitis, d'actes de vandalisme ou de distribution de tracts .

Reste à savoir si cette méthode de profilage est infaillible : ses détracteurs avancent, qu’en plus de l’intrusion dans la vie privée qu’elle peut constituer, les localisations peuvent aussi s’avérer fausses : de nombreuses œuvres de rue sont parfois attribuées - à tort - à Banksy, qui a pour habitude de ne jamais signer ses œuvres.

Les explications de Franck Mathevon à Londres

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