Dans les tribunes du stade Armand Cesari de Furiani, pendant le match Bastia-OM.
Dans les tribunes du stade Armand Cesari de Furiani, pendant le match Bastia-OM. © PHOTOPQR/NICE MATIN / GERARD BALDOCCHI

44 policiers et gendarmes ont été "blessés ou contusionnés" à l’occasion de ce match d’ouverture de la ligue 1 de football ce samedi, selon le ministère de l’Intérieur. Le gouvernement demande à la Ligue de prendre les choses en main.

La ligue de football professionnelle est saisie ce dimanche conjointement par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et la ministre chargée de la jeunesse et des sports Najat Vallaud-Belkacem.

Dans un communiqué, les deux ministres précisent que "Sans attendre, les investigations en cours permettront aux services de police d’identifier les fauteurs de troubles, de les présenter à la justice et de prendre à leur encontre les sanctions nécessaires, notamment sous la forme d’interdictions de stade."

Comment peut réagir la LFP ? Le club pourrait par exemple être pénalisé. L'éclairage de Noémie Guillottin.

Les supporteurs leur auraient jeté des bombes agricoles, des barrières et des pierres. Une "source proche du dossier" raconte à l'AFP qu’une centaine de supporteurs ont attaqué les forces de l’ordre positionnées près du stade de Furiani. A priori, il s’agirait de défenseurs de l’équipe corse.

Selon le ministère de l’Intérieur, les faits se seraient produits avant et après le match Bastia-OM, un match qui s'est soldé par un nul, 3 partout. Au total, 44 policiers ou gendarmes auraient été blessés, plus ou moins grièvement : "Dix fonctionnaires des Compagnies Républicaines de Sécurité, 34 gendarmes mobiles ont été blessés ou contusionnés et huit d'entre eux soignés à l'hôpital ."

Un peu plus tôt, ce dimanche, Bernard Cazeneuve condamnait ces actes. Le ministre de l'Intérieur a été joint par Jerôme Jadot, de France info.

Ce sont des actes qui sont en contravention avec la déontologie et les valeurs du sport.

Il n’y a pas eu d’interpellation sur place. Mais il y en aura, promet le ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve appelle à la "détermination (des) responsables concernés, aux plans local et national, pour mettre un terme à ces comportements violents, en particulier à l'égard des forces de l'ordre qui doivent être respectées ".

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