L'hôpital de Chambéry
L'hôpital de Chambéry © Radio France

Après les décès de trois nourrissons en décembre, visiblement à cause de la contamination de poches alimentaires, la mort d’un quatrième bébé en mars est considérée comme suspecte.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a donc demandé la relance d'une enquête nationale afin de déterminer si d'autres bébés auraient pu être intoxiqués par des poches provenant du laboratoire normand Marette, qui a fabriqué les produits contaminés.

J'ai demandé que l'ensemble des cas de décès ou d'accidents intervenus pour des nourrissons dans l'un des seize établissements approvisionnés par le laboratoire Marette soient signalés au niveau national

Mêmes symptômes, même cause ?

Chloé, Théo et Milie sont morts à quelques jours d'intervalle, en décembre dernier, à l'hôpital de Chambéry. Les nouveaux-nés, tous nourris avec des poches alimentaires provenant du même lot, sont morts après un choc septique très brutal.

Le quatrième bébé, mort en mars 2013 dans le même hôpital, est lui aussi décédé très rapidement, selon le procureur de la République de Marseille. Mais il n'a pas pu être nourri avec une poche du même lot suspect, puisque celui-ci a été fabriqué en novembre 2013. "Il est trop tôt pour savoir si les causes de la mort de ce bébé sont les mêmes", a encore indiqué Marisol Touraine.

Recherche d'autres cas de contamination

Les activités du laboratoire Marette ont été suspendues le 7 janvier.

Les parents des nourrissons décédés appellent de leur côté les personnes qui auraient un doute quant à la mort brutale de leur bébé à se manifester. Le père d'un des enfants explique.

D'autres nourrissons sont peut-être également décédés de mort subite, suite aux mêmes symptômes, sans que les pédiatres aient pu en déterminer la cause.

Le centre hospitalier de Chambéry entame de son côté "l'examen des dossiers médicaux des enfants décédés par choc septique depuis janvier 2013".

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