Allison et Marie-Josée Benitez
Allison et Marie-Josée Benitez © Facebook

Le légionnaire qui s’est suicidé le 5 juillet et qui est soupçonné d’être responsable des disparitions de sa femme et de sa fille à Perpignan et d’une maîtresse à Nîmes, a appelé une femme en Espagne avec laquelle il avait une liaison avant de mourir.

Une nouvelle piste à suivre pour les enquêteurs qui ont découvert –c’est une information du Figaro- que Francisco Benitez, a longuement parlé au téléphone à une femme, peu avant de se suicider.

A celle qui était sa maîtresse maitresse espagnole, Benitez aurait confié sa grande souffrance de se voir suspecté et lui aurait assuré qu'il n'avait rien à voir avec les disparitions de sa femme et de sa fille.

L’appel au eu lieu à quatre heures du matin. La mort est survenue, selon les médecins légistes, entre 5h et 7h du matin au sein de sa caserne.

La jeune femme, qui a été entendue par les policiers, habite la province de Gérone, dans le nord-est du pays, à un peu plus d'une heure de Perpignan.

Les deux enquêtes autour du dénominateur commun : Francisco Bénitez

Le parquet de Nîmes a rouvert les investigations sur la disparition de Simone de Oliveira Alves. Francisco Benitez, fréquentait La jeune brésilienne disparue en 2004 à Nîmes, depuis qu'il avait été affecté au Plateau d'Albion, dans le Vaucluse, soit à 120 km au nord-est de Nîmes.

Les similitudes sont troublantes entre les deux affaires. Le parquet de Nîmes a rouvert l'enquête Oliveira Alves, hier, sous la qualification d' "enlèvement et séquestration", une qualification criminelle, et non plus pour recherche des causes de la disparition (la qualification de l'enquête close en 2007/2008 faute d'éléments).

Le procureur adjoint de Nîmes Eric Emmanuelidis au micro de Catherine Duthu

A Perpignan, le procureur adjoint Luc-André Lenormand assure certes que "tout est mis en oeuvre pour retrouver" Allison et Marie-Josée Bénitez, qui n'ont plus donné signe de vie depuis le 14 juillet. Mais il ne cache pas que "plus les jours passent, plus les chances de les retrouver (vivantes) s'amenuisent".

Pour le moment, les deux dossiers ne sont pas joints, mais ils seront rapprochés si nécessaires, a-t-on précisé. Le SRPJ de Montpellier, qui va réentendre les témoins de la disparition de Nîmes, est toutefois saisi des deux affaires.

L'appartement des Bénitez à Perpignan cambriolé

Les voleurs ont vraisemblablement voulu profiter du fait que la mère et la fille ont disparu et que le père s'est suicidé. Ils ont escaladé le balcon, forcé le volet roulant et poussé la porte-fenêtre, ont mis le logement sens dessus dessous.

Ils n'ont presque rien emporté et surtout rien d’utile à l’enquête selon les policiers qui avaient déjà fouillé l’appartement et saisi tout ce qui peut.

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