Bernard Petit n'est plus le patron du 36, quai des Orfèvres
Bernard Petit n'est plus le patron du 36, quai des Orfèvres © SIPA/JDD/Jérôme Mars

Mis en examen pour violation du secret de l'instruction, Bernard Petit a été immédiatement suspendu par le ministre de l'intérieur. C'est Christian Sainte, le patron de la PJ Marseillaise qui devrait le remplacer.

Bernard Petit n'est plus le patron du 36, quai des Orfèvres. La nuit dernière, il a été mis en examen pour "violation du secret de l'instruction et révélation d'informations sur une instruction dans le but d'entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité".

Il est soupçonné, avec son directeur de cabinet et deux autres fonctionnaires, d'avoir violé le secret de l'instruction et d'avoir fait fuiter des informations sur une enquête en cours, des soupçons lié au dossier Rocancourt qui implique également l'ancien fondateur du GIGN Christian Prouteau.

Dans le cadre de son contrôle judiciaire, les magistrats ont interdit à Bernard Petit d'exercer toute fonction dans un service de PJ. Sans surprise, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve l'a immédiatement suspendu de ses fonctions.

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Bernard Petit va être remplacé par Christian Sainte, patron de la PJ marseillaise.

"Chacun doit être exemplaire"

Le choix de limoger Bernard Petit s'imposait, selon le Premier ministre. C'est Manuel Valls, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, qui avait nommé celui par lequel le scandale arrive à son poste en décembre 2013.

Manuel Valls

La mise en examen de ce grand flic, très influent, représente une première pour cette institution déjà ébranlée par plusieurs scandales récents, et notamment la "faute de déontologie" qui avait coûté sa place à son prédécesseur, Christian Flaesch, remercié pour un appel à Brice Hortefeux à propos d'une audition comme témoin de l'ancien ministre.

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Christophe Rocancourt apparaît également dans l'affaire du vol de cocaïne

Christophe Rocancourt, "l'escroc des stars", est convoqué vendredi saprè-midi dans l'affaire du vol de 52 kg de cocaïne en juillet à la police judiciaire de Paris. Le juge souhaite l'interroger sur ses liens avec Jonathan G., l'ex-membre de la brigade des stupéfiants soupçonné d'avoir dérobé la drogue. Or les enquêteurs ont constaté que Christophe Rocancourt, incarcéré à Fleury-Mérogis, était en contact avec Jonathan G. Ce dernier lui aurait demandé de l'aider à récupérer 200.000 euros en liquide, dont 150.000 euros cachés dans le lac de Créteil.

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