Le ministre de l'Éducation a annoncé sur RTL des poursuites disciplinaires et, dans certains cas, pénales. 52 % des violations ont eu lieu dans les collèges, précise un communiqué du ministère.

Jean-Michel Blanquer et Jean Castex lundi dernier dans une école, lors de l'hommage rendu à Samuel Paty.
Jean-Michel Blanquer et Jean Castex lundi dernier dans une école, lors de l'hommage rendu à Samuel Paty. © AFP / THOMAS COEX

"Il y a eu environ 400 violations de la minute de silence" en hommage au professeur d'histoire-géographie Samuel Paty lundi dernier dans les établissement scolaires. C'est ce qu'a indiqué vendredi le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, sur RTL. Des violations "dans des formes parfois légères, parfois lourdes."

Certains cas peuvent relever de "l'apologie du terrorisme"

Jean-Michel Blanquer a tenu à souligner que "chacune de ces violations est suivie de poursuites disciplinaires, parfois même, il y a eu des poursuites pénales." Le ministre de l'Éducation a certifié qu'"aucun incident ne reste sans suite". Il a aussi indiqué que "les cas les plus graves", où des poursuites pénales sont engagées, s'élèvent à "une dizaine environ". Certains relèvent de "l'apologie du terrorisme".

"52 % des cas dans des collèges"

Où se sont produites ces violations ? Le ministère donne des précisions dans un communiqué publié vendredi matin. Ces 400 incidents se sont déroulés "dans 52% des cas dans des collèges, dans 27% des cas au sein des lycées et dans 21% des cas dans des écoles".

Trois catégories d’incidents, détaille le ministère : 

  • 160 refus de participation ou perturbation de la minute de silence
  • 150 cas d’apologie du terrorisme
  • Une petite centaine d’événements "plus sérieux encore", dont certains, environ une dizaine, ont pu donner lieu à des suites judiciaires : menaces, dégradations, provocations et autres.

Jean-Michel Blanquer a également rappelé que l'enseignement de l'éducation morale et civique doit être prochainement renforcé, "pour que les enjeux de la liberté d'expression soient bien explicités".