Nouvelles doses, nouveaux créneaux : le gouvernement promet une accélération de la vaccination contre la Covid-19, en particulier dans les régions où le virus circule le plus et y compris le samedi et le dimanche. Mode d'emploi pour le week-end à venir.

Dose de vaccin chez un médecin libéral
Dose de vaccin chez un médecin libéral © Radio France / Richard Vivion

Le gouvernement promet 135 000 doses supplémentaires pour ce week-end, notamment dans le Pas-de-Calais, la métropole de Nice et l'Ile-de-France. Une opération express pour accélérer le processus de protection de la population. 

Où se faire vacciner ?

Les centres de vaccination vont rester ouverts et des centres de vaccination éphémères vont être montés. Pour l'instant, dans les agences régionales de santé, c'est le branle-bas de combat. Tout doit être prêt pour samedi, on est en train de s'organiser. L'ARS des Hauts-de-France fera d'ailleurs préciser les détails de l'organisation d'ici la fin de la journée. On sait déjà que 10 000 doses supplémentaires ont été allouées au Pas-de-Calais. 

À Paris, 20 centres de vaccination seront ouverts tout le week-end. La ville a lancé un appel à des volontaires, des médecins libéraux notamment, pour faire les injections. Onze mille doses devraient être administrées dans la capitale sur les deux jours, et 51 000 sur l'ensemble de l'Ile-de-France, qui a reçu une dotation exceptionnelle de vaccins Pfizer et qui va ouvrir demain 13 nouveaux centres de vaccination.

En outre, 12 "nouveaux centres dédiés" seront ouverts à Melun, Noisiel (Seine-et-Marne), Fleury-Mérogis, Palaiseau (Essonne), Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Saint-Mandé (Val-de-Marne), Cergy, Garges-lès-Gonesse et Sannois (Val-d'Oise).

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) "compte faire 14 000 injections d'ici à dimanche", à la fois sur des soignants et des patients.

Quel âge ? 

Les vaccinations vont s'adresser aux personnes de plus de 75 ans et aux plus de 50 ans avec comorbidités.  De nouveaux créneaux de rendez-vous devraient être ouverts ce vendredi après-midi sur les plateformes type Doctolib pour ce week-end, et un maximum de personnes sur liste d'attente seront rappelées, promet l'ARS. 

Ce coup de fouet "préfigure ce qu'on va devoir faire pendant des mois" à partir du moment où les livraisons deviendront massives, normalement en avril. "On va passer à une échelle quatre ou cinq fois plus large qu'actuellement"_ et le week-end à venir "a un côté répétition générale", selon le directeur général de l'ARS Aurélien Rousseau. 

Intensification du dépistage

On avait parlé d'un dépistage massif ce week-end dans les zones rouges. Les biologistes ont d'ailleurs été convoqués par la Direction générale de la santé qui leur a demandé de maintenir ouverts leurs laboratoires samedi et dimanche. 

Vu le délai très court pour s'organiser, les labos étaient un peu circonspects. Finalement, il ne s'agirait pas, comme on l'avait compris au départ, d'une opération spécifique, comme ça a pu se faire déjà au Havre ou à Roubaix. En fait, le ministre de la Santé Olivier Véran veut que les Français se testent le plus possible,  surtout dans les 23 départements les plus problématiques. Dans cet esprit, il veut que les centres de dépistage restent ouverts tout le week-end.