[scald=64007:sdl_editor_representation]OSLO (Reuters) - Anders Behring Breivik a reconnu la responsabilité du massacre commis le 22 juillet en Norvège tout en refusant de plaider coupable d'une tuerie qui a fait 77 morts, lors de sa première comparution en public lundi devant la justice norvégienne.

"Je suis un commandant militaire du mouvement de résistance norvégien et des Templiers de Norvège. En ce qui concerne la compétence (de ce tribunal), je la récuse car vous tenez votre mandat d'organisations soutenant une idéologie de haine (et) parce qu'il soutient le multiculturalisme", a-t-il dit à la cour, réunie à deux rues de distance seulement de l'attentat à la bombe commis cet été à Oslo.

Après l'explosion de cette voiture piégée, Anders Behring Breivik s'était rendu sur l'île d'Utoya, où se déroulait l'université d'été des jeunes travaillistes norvégiens. Là, il a froidement abattu 69 personnes.

Au total, ses deux attaques ont fait 77 morts et ébranlé une société norvégienne réputée pour son ouverture et sa tolérance.

"Je reconnais les faits mais je ne plaide pas coupable", a ajouté Anders Behring Breivik.

Cette audience, la quatrième pour l'accusé depuis son arrestation, a pour la première fois permis aux médias, aux survivants du double attentat et aux proches des victimes de l'entendre s'exprimer publiquement.

A l'extérieur du tribunal, des manifestants ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire: "Pas de tribune pour les fascistes".

Anders Behring Breivik a souhaité s'adresser aux survivants et aux familles des victimes mais la cour a rejeté sa requête.

Le tribunal a sans surprise décidé son maintien en détention à l'issue de cette audience, obligatoire pour maintenir un suspect en prison dans l'attente d'un procès. Ce procès pourrait avoir lieu au cours du premier semestre 2012.

Environ 120 personnes ont pu pénétrer dans la salle du tribunal tandis que plusieurs centaines d'autres se sont serrées dans des pièces équipées de liaisons vidéos.

Walter Gibbs et Victoria Klesty, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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