une "aide de première urgence" a été versée aux victimes de brétigny-sur-orge
une "aide de première urgence" a été versée aux victimes de brétigny-sur-orge © reuters

Six mois après le déraillement d’un train en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne), le bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre met en cause la qualité des tournées visuelles de surveillance et le boulonnage sur les voies.

Le 12 juillet 2013, un train Intercités parti de Paris à destination de Limoges déraille en gare de Brétigny-sur-Orge. Bilan : sept morts et des dizaines de blessés. Le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) rend son premier rapport ce vendredi : il ne fait pas état de défaut de maintenance mais met en cause la qualité des tournées visuelles de surveillance ainsi que le boulonnage sur les voies. Une tournée de surveillance huit jours avant l’accident n’avait en effet pas détecté d’anomalie.

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La moindre attention accordée aux anomalies affectant la boulonnerie par rapport à d'autres défauts des appareils de voie qui sont considérés comme plus critiques (...) a pu contribuer à ce que l'absence de l'un des boulons ne soit pas détectée (BEA-TT)

Selon l’enquête du BEA-TT et celle de la SNCF, trois des quatre boulons qui maintenaient une éclisse, ces agrafes métalliques qui relient deux rails dans un aiguillage, étaient manquants. L’éclisse a donc pivoté autour du quatrième boulon. Le SNCF avait publié des photos des rails endommagés deux jours après l’accident.

► ► ►ALLER PLUS LOIN : Le rapport d’étape complet du BEA (PDF)

L’enquête du BEA n’est pas encore terminée. Il ne s’agit que des premières constatations. Dans le cadre de l’enquête judiciaire, une expertise métallurgique est également en cours. Cette enquête est menée par les juges d’instructions d’Evry.

L'accident de Bretigny
L'accident de Bretigny © Radio France
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