Bure
Bure © MaxPPP

Dans la Meuse, un projet d'enfouissement des déchets nucléaires rencontre une forte opposition. Ce n'est pas une ZAD de la même ampleur qu'à Notre-Dame-des-Landes ou à Sivens mais trois camps distincts se regrouperont pendant dix jours début août.

Le projet n'est pas nouveau mais l'opposition s'est renforcée ces dernières semaines, à cause d'un amendement de la loi Macron. Plus précisément, c'est l'article 201 qui pose problème, "ajouté en ultime lecture (à l'Assemblée) et adopté via le 49-3" explique Denis Baupin, le chef de file des députés écologistes. Il fait d'ailleurs l'objet d'un recours devant le Conseil constitutionnel .

Les opposants ont posé leurs tentes juste devant le laboratoire de l'Andra, l'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires, qui pilote le projet. S'il est validé, le centre d'enfouissement serait construit à trois kilomètres de là. Angeline Demuynck les a rencontrés.

Le projet Cigéo, piloté par l'Andra, doit accueillir les déchets les plus radioactifs (3% du total des déchets nucléaires) à 500 mètres sous terre à Bure, ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue.

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Selon Marc Antoine Martin, le porte parole de l'Andra, l'enfouissement de ces déchets hautement radioactifs est la seule solution.

La demande d'autorisation de construction du centre sera soumise en 2017 à l'Agence de sûreté nucléaire. Si le feu vert est donné, les premiers déchets radioactifs pourraient être stockés dans le sol meusien dès 2030.

Le projet Cigéo à Bure
Le projet Cigéo à Bure © IDE
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