Faute de plages, de restaurants ou de bars, le centre commercial Cap 3000 à Saint-Laurent du Var, près de Nice, est depuis lundi le nouveau lieu de détente pour de nombreux clients. Mais le divertissement est très encadré, entre masques obligatoires et sens de circulation à respecter dans les allées.

Réouverture du centre commercial Cap 3000 après le confinement : des mesures de distanciation sociale entre clients pour lutter contre la Covid-19
Réouverture du centre commercial Cap 3000 après le confinement : des mesures de distanciation sociale entre clients pour lutter contre la Covid-19 © Radio France / Rémi Brancato

"On peut ressortir, faire les magasins, alors qu'on était clôturés chez nous, avant". Cherine, Malorie et Louise ont le sourire. Dans les allées de Cap 3000, immense centre commercial de Saint-Laurent du Var près de Nice, la bande de copines savoure : "C'est la liberté retrouvée, ici", dit l'une. "On n'a plus le risque de se prendre une amende" sourit son amie.

Les lycéennes disent ne plus supporter de rester enfermées, mais regrettent un déconfinement encore trop restrictif. "Les bars, les restaurants et les plages nous manquent, on habite sur la Côte d'Azur et on n'a pas accès à la mer !"

Le centre commercial pour se divertir, faute de parcs et plages

Faute de mieux, c'est donc au centre commercial, lieu de consommation mais aussi de détente que les habitants viennent goûter un peu des joies du temps libres hors des quatre murs du foyer. "Comme les parcs, les plages sont fermées, finalement le moyen de sortir de chez soi c'est d'aller faire les boutiques", note Laura Vacaro, vendeuse dans une enseigne de prêt à porter, qui souligne une fréquentation très correcte : "Avec les effets du confinement, on a peut être besoin de changer de taille de vêtements !"

Lundi, jour d'ouverture, le centre Cap 3000 assure avoir atteint presque 12 000 visiteurs dans la journée, mauvais temps oblige. "On avait tablé sur 5000 ou 6000 : on est très contents car on découvre cette nouvelle façon de faire du shopping, et on voit que les gens avaient envie de redécouvrir leur centre, ils avaient besoin de sortir et de s'aérer", estime Roche Charles Rosier, le directeur.

Une signalétique omniprésente

Cette nouvelle façon de faire les boutiques, elle passe par le respect de règles assez strictes. Partout, des autocollants sautent aux yeux, notamment aux sols. Des flèches indiquent les sens de circulation, pour éviter que les clients se croisent. 

Les agents de sécurité font respecter les sens de circulation, au centre commercial
Les agents de sécurité font respecter les sens de circulation, au centre commercial / DR - Cap 3000

Le centre a ainsi renforcé son équipe d'agents de surveillance. Une dizaine travaille chaque jour, certains mobiles d'autres statiques, pour inviter les clients à respecter ces nouvelles règles, travail pas toujours aisé. "Ils ne respectent pas vraiment les gestes barrières, ils ne font pas attention aux flèches et à la circulation, c'est bien dommage", remarque Naïma Titoua, agent de sécurité. 

Pour Julie Magnan Antonini, directrice marketing de Cap 3000, ce sont de nouvelles habitudes qu'il faut intégrer, et la pédagogie est nécessaire. "Dans 99,9% des cas, les clients comprennent tout de suite, s'excusent et changent de file", assure-t-elle, "ils comprennent que les mesures mises en place sont pour leur sécurité".

Mesures sanitaires drastiques

Le centre a ainsi rendu le port du masque obligatoire, installé du gel désinfectant à toutes les entrées et limité le nombre de clients à 5600 pour ne pas dépasser un client pour 15 m², une "mesure plus drastique que ce qui est imposé pour un centre commercial", souligne Julie Magnan Antonini. En cas de dépassement, qui correspondrait à un samedi de fêtes de fin d'année, le centre fermerait ses portes aux clients supplémentaires.

Malgré ces contraintes, et la difficulté à les faire respecter, Sophie Lopez, gérante d'un salon d'esthétique, assure recevoir des clients "super contents de retrouver" leurs boutiques. "Ils se sentent peut-être plus en sécurité que dans un centre-ville", selon elle.

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