C'est la rentrée !
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Aujourd'hui, les professeurs et les personnels de l'Education nationale. Demain, c'est au tour des élèves. Une nouvelle ministre, les rythmes scolaires... Découvrez les principales interrogations des enseignants et des parents.

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Ambiance détendue...pour l'instant

La rentrée des élèves, c'est ce mardi. En attendant, les enseignants prennent connaissance de leurs emplois du temps. C'est le cas au collège Jean-Philippe Rameau de Versailles où s'est rendu Philippe Randé pour France Inter.

Comment vont s'appliquer les nouveaux rythmes scolaires ?

La réforme s'applique désormais dans les 24 000 communes qui possèdent au moins une école publique. Elle n'est pas obligatoire dans le privé. Au total près de six millions d'enfants sont concernés. Avec pour 85% d'entre eux, des cours le mercredi matin et des journées raccourcies. Pour les 15% restants, la classe le mercredi matin et seulement un après-midi libéré.

L'an dernier, pour les villes qui avaient déjà mis en place la réforme, les premières semaines ont été chaotiques. Problèmes d'organisation, fatigue des enfants... Ce sera inévitablement le cas encore cette année. Le climat dans les écoles risque de s'en ressentir.

Les moyens seront-ils maintenus ?

Une rentrée étrange, drôle d'atmosphère, c'est le sentiment des enseignants qui retrouvent le chemin de l'école dès ce matin. La nomination de la nouvelle ministre de l'Éducation nationale va certainement alimenter les conversations dans la salle des professeurs. Une question revient : les moyens seront-ils maintenus ? Pour cette rentrée, 2 300 postes sont créés dans le primaire , près de 2 000 dans les collèges et lycées mais cette politique ne compense pas encore toutes les suppressions de postes sous l'ère Sarkozy.

Combien d'élèves sont concernés ?

2 300 postes en plus pour les écoles primaires, près de 2000 pour les collèges et lycées. C'est un bouffée d'air bien sûr mais pas suffisante car cette rentrée est encore marquée par une hausse démographique : 7 600 écoliers supplémentaires selon le ministère. C'est plus que ce que prévoyaient les syndicats d'enseignants. Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp pour le primaire :

Les postes sont absorbés par le nombre d'élèves important. Ce sont d'autant moins de moyens à la fois pour combler notre retard et à la fois pour déployer les nouveaux dispositifs comme le "plus de maîtres que de classes", "les moins de trois ans" ou mettre l'effort sur la formation continue ce qui veut dire qu'il ne faudra pas relâcher l'effort. il va falloir véritablement qu'on recrute les enseignants.

Dans le second degré, ce sont près de 33 000 élèves en plus , en particulier au lycée où les tensions risquent d'apparaître comme le dit Frédérique Rollet, secrétaire générale du SNES :

La crispation à cette rentrée, ça va être notamment les effectifs de classe de seconde qui vont tourner autour de 36, 37, c'est arrivé à 38 dans un certain nombre d'établissements. Dans certaines académies, la situation est même très tendue. Si je prends par exemple, l'académie de Versailles ou l'académie de Créteil, on va avoir une augmentation forte du nombre de non-titulaires, du nombre de contractuels, ça peut atteindre 20% et voire même, on a des difficultés à trouver des contracatuels.

Particularité cette année, l'arrivée devant les élèves des premiers enseignants formés dans les nouvelles Écoles du Professorat.

La rentrée, combien ça coûte ?

Le coût de la rentrée
Le coût de la rentrée © Radio France
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