Pour la première fois le réseau français des registres des cancers, l'Institut National du Cancer et Santé publique France publient, pour 24 cancers, les chiffres à l'échelle régionale et départementale. Le Nord et L'Ouest sont les régions les plus touchées. En cause, des cancers dus à l'alcool et le tabac.

Les régions Bretagne et Hauts-de-France sont surreprésentées dans certains cas de cancers, révèle mercredi une publication de Santé publique France
Les régions Bretagne et Hauts-de-France sont surreprésentées dans certains cas de cancers, révèle mercredi une publication de Santé publique France © Getty / alvarez

On estime à 149 000 le nombre de décès par cancer par an, mais des disparités, parfois importantes, apparaissent sur le territoire français. Santé publique France publie ses conclusions pour 24 cancers, avec les chiffres à l'échelle régionale et départementale. 

Plus de nouveaux cas de cancers par an, plus de mortalité que dans le reste de la France

Deux régions arrivent en tête : les Hauts-de-France et la Bretagne pour les cancers du poumon, de l'œsophage, de la bouche. Des cancers dont on sait qu'ils ont pour origine des surconsommations de tabac et d'alcool. Chez les hommes en particulier : 59% d'hommes sur les 15 150 décès annuels dans les Hauts de France.

Ces types de cancer sont plus observés chez les hommes en particulier :  59% d'hommes, sur les 15 150 décès annuels constatés dans les Hauts-de-France. 

Disparités géographiques face au cancer

Pour autant, d'un département à l'autre, il peut y avoir des contrastes dans les types de cancers. En Bretagne, par exemple, il y a moins de cancers du sein.

D'autres régions sont également surreprésentées pour certains types de cancers : la Nouvelle-Aquitaine, la Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'Auvergne-Rhône-Alpes pour le cancer de la thyroïde, le Grand Est pour le cancer du col de l'utérus, une nouvelle fois la région PACA pour celui du col de l'utérus, la Corse pour celui du poumon, et en région Centre, la mortalité liée au cancer de la prostate, plus importante qu'ailleurs.

Parmi les régions où la situation est la plus favorable : l'Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes qui sont en sous mortalité, même si l'on compte davantage de cancer de la thyroïde.

À quoi servent ces chiffres ? 

Les Agences régionales de santé doivent adapter leurs politiques de prévention : il est clair que dans certaines régions les messages sur les dégâts provoqués par le tabac et l'alcool ne passent pas, ou pas assez. 

Ces données doivent servir aussi à comprendre, par exemple, pourquoi on retrouve davantage de cancers du système nerveux central dans le Sud Ouest, car à ce jour, il n'y pas encore de réponse.

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