Entre Nice et Cannes, le soleil s'efface brutalement devant le gris foncé du ciel. A Cannes, il pleut. En tee-shirt et bermuda ou en mini jupe, les touristes se protègent avec leurs écharpes. Devant le palais, des hommes et des femmes tiennent la même pancarte au-dessus de leur tête: "Cherche deux places pour le Woody Allen". Le New-Yorkais qui de nouveau tourne à Londres, foule ce soir les marches rouges, pendant que les journalistes, qui ont vu ce matin "You will meet a tall dark stranger", iront voir le film qui sera demain soir en compétition, le seul film africain du festival, "Un homme qui crie", du tchadien quinquagénaire Mahmat Saleh Haroun (réalisateur de "Bye bye Africa". Il est 18h. Dans les toilettes du bunker, des hommes entrent en jean. Ils ressortent en smoking et noeud papillon, c'est la métamorphose du soir à Cannes. Dans un café, un groupe d'adolescentes. L'une d'elles raconte son stage à Paris. Elle a pu suivre, durant une semaine, des acteurs en studio qui doublent des stars. "Je connais la française qui double Whoopie Goldberg et celui qui double Léonardo di Caprio. Vous savez quoi? Ils sont payés à la ligne, une fortune!" Et la jeune fille à fort accent du sud avance un chiffre exorbitant. Une autre annonce, un peu désabusée : "Moi, je serai actrice. Mais bon, je vais réfléchir. Je pourrais faire doubleuse, après tout..."

VJ
VJ © Radio France
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