La Seita menacée de fermeture
La Seita menacée de fermeture © Max PPP

Cinq cadres du cigarettier Seita à Carquefou, près de Nantes, dont la fermeture prochaine a été annoncée mi-avril, étaient retenus depuis mercredi après-midi par des salariés. Ils ont été libérés peu après 13 heures.

Un mouvement de grève a débuté lundi sur le site de Carquefou. La faute à la direction, expliquent les syndicats, qui exige que la production remonte à 50 % par rapport à ce qu'elle était avant l'annonce de la fermeture de l'usine.

Les salariés reprochent également aux dirigeants de ne pas leur "transmettre les informations venues du siège" sur le projet de restructuration du groupe.

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Hier soir, dans le bureau du directeur de la Seita, l'ambiance était tendue. Reportage d'Aurore Jarnoux, de France Bleu Loire-Océan

D'après Pascal Brochard, délégué du personnel CGT, les pressions sur les salariés sont telles qu'une centaine d'entre eux (sur 327) sont en arrêt maladie" depuis l'annonce de la fermeture le 15 avril dernier. Plusieurs dizaines d'ouvriers de Carquefou ont déjà vécu des fermetures de sites Seita ailleurs en France ces dix dernières années.

366 postes supprimés en France

Imperial Tobacco, actionnaire principal de la Seita, se sépare de l'usine de Carquefou, ainsi que celle du site de recherches de Bergerac (Dordogne). Au total, 366 postes en France sont supprimés sur 1.150, soit près du tiers des effectifs. L'usine historique du groupe britannique à Nottingham fermerait également, tandis que 130 emplois seraient créés en Pologne où sera délocalisée une partie de la production.

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La Seita, dont le siège est à Paris, dispose de cinq sites en province : deux usines de production de cigarettes, à Carquefou et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret). Elle a été reprise en 2008 par Imperial Tobacco, qui avait alors supprimé un millier d'emplois, la moitié des effectifs.

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