Lot, Côtes-d'Armor, Gers, Creuse, Cantal, Hautes-Pyrénées et Allier : dans ces départements, plus d'un habitant sur deux a reçu une première injection de vaccin anti-Covid.

Certains départements s'en sortent mieux et plus d'un habitant sur deux à reçu une dose de vaccin anti-Covid.
Certains départements s'en sortent mieux et plus d'un habitant sur deux à reçu une dose de vaccin anti-Covid. © AFP

Plus de 27,8 millions de Françaises et de Français ont actuellement reçu au moins une injection de vaccin anti-Covid. Cela représente environ 41% de la population française totale, et même plus de la moitié de la population majeure, indiquait samedi le ministère de la Santé. De même, 13,6 millions de personnes ont désormais un "cycle vaccinal complet", à savoir deux doses de vaccin (la majorité des cas), une dose de Janssen, une seule dose pour celles et ceux qui ont déjà été malades ou trois doses pour les personnes immunodéprimées.

Certains départements s'en sortent mieux : dans l'Allier, le Cantal, les Côtes-d'Armor, la Creuse, le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot, plus d'un habitant sur deux a reçu une dose de vaccin anti-Covid, selon les données rendues disponibles par Santé publique France. En métropole, les départements qui ont la couverture vaccinale la plus faible sont la Haute-Garonne, l'Essonne, la Seine-et-Marne, l'Ain et la Seine-Saint-Denis.

On ne se fait pas forcément vacciner dans son département

Mais un biais à ces données a toutefois été souligné par l'Assurance maladie et mis en avant par nos confrères du Monde. Il confirme qu'une partie des Français se font vacciner dans les départements voisins. En effet, les données recueillies par Santé publique France décomptent les vaccinés par lieu d’injection et non par lieu de résidence. L'Assurance maladie a mis en ligne récemment une comptabilité par lieu de résidence, qui permet de comparer les deux jeux de données et de montrer le décalage très net dans certains départements. 

Ces données montrent par exemple très bien le retard de la Seine-Saint-Denis. Au 30 mai, dernière date à laquelle les données concordent, 32,6% de la population avait reçu une première dose dans le département, selon Santé publique France. Ce chiffre est tout autre selon la nomenclature de l'Assurance maladie, par lieu de résidence qui ne compte que 26% de la population vaccinée, soit plus de 6 points de moins. Sans aucun doute, l'ouverture du vaccinodrome du Stade de France et la levée des critères d'âge et de comorbidité a incité les habitants des départements voisins à se faire vacciner en Seine-Saint-Denis, peut-être une partie venue des Hauts-de-Seine ou des Yvelines.