Jean Castex a annoncé le placement "sous surveillance" de vingt départements dans lesquels le virus de la Covid-19 circule activement, notamment dans le nord et le sud-est du pays, et en Île-de-France. Voici comment se portent l'incidence, la positivité des tests et les hospitalisations dans ces départements

De nouvelles restrictions pourront entrer en vigueur semaine prochaine dans les départements les plus sensibles
De nouvelles restrictions pourront entrer en vigueur semaine prochaine dans les départements les plus sensibles © AFP / Magali Cohen / Hans Lucas

Les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Drôme, l'Essonne, l'Eure-et-Loir, les Hauts-de-Seine, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Nord, l'Oise, Paris, le Pas-de-Calais, le Rhône, la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, la Somme, le Val-d'Oise, le Val-de-Marne, le Var et les Yvelines : voici la liste des 20 départements concernés par une "surveillance renforcée" de la dynamique de l'épidémie, avant d'être probablement soumis la semaine prochaine à de nouvelles mesures de "freinage" similaires à celles qui vont entrer en vigueur à Nice et Dunkerque. 

Un taux d'incidence au-dessus de 200

Tous ces départements présentent un taux d'incidence de plus de 200, c'est-à-dire 200 cas pour 100 000 habitants (lissés sur une semaine). Le seuil d'alerte avait été fixé à 50... Dans certains de ces départements, la situation est critique : Dans certains de ces départements, la situation est critique : dans les Alpes-Maritimes, il est de 623,2, dans le département du Pas-de-Calais, de 371,6, de 318,3 à Paris et de 308,5 en Moselle, selon les chiffres publiés par le gouvernement le 22 février dernier. Au niveau de la France, la moyenne est de 214,2. 

Un taux de positivité au-dessus de 10 dans les Alpes-Maritimes ou dans la Somme

Le taux de positivité est lui aussi plus élevé dans la plupart de ces départements qu'à l'échelle de la France, et même supérieur à 10% dans certains départements, ce qui signifie que plus d'une personne sur dix testée est positive. C'est le cas notamment en Seine-Saint-Denis (14,4%), dans le Val d'Oise (13,2%), en Essonne (12,1%), le Val-de-Marne (12,4%), la Seine-et-Marne (12%), les Alpes-Maritimes (12%), la Somme (10,1%) et le Pas-de-Calais (10,9%). 

Plus de 80 nouvelles hospitalisations jeudi dans les départements les plus touchés

Si l'on se penche sur les cartes relatives aux hospitalisations et réanimations, on peut aussi observer que la situation est tendue dans la plupart des départements concernés, mais avec plus de disparités : ainsi, jeudi, 84 personnes ont été hospitalisées dans le département du Nord, et 89 dans les Bouches-du-Rhône. Mais à l'autre opposé, on n'a compté que 12 hospitalisations dans l'Oise et 6 en Meurthe-et-Moselle, départements eux aussi en "surveillance renforcée". De telles disparités s'expliquent par le fait que c'est la dynamique de l'épidémie, c'est-à-dire la vitesse de son évolution, qui est surveillée, plus que le niveau quotidien des entrées à l'hôpital ou en réanimation. 

On observe donc les mêmes disparités au niveau des réanimations : 19 jeudi dans les Bouches-du-Rhône, 18 en Moselle... et 15 dans le Rhône, qui pourtant n'a un taux d'incidence "que" de 227,7

Situation inquiétante dans les Alpes-Maritimes, le Pas-de-Calais, la région parisienne et la Moselle

In fine, il apparait que c'est dans les Alpes-Maritimes, le Pas-de-Calais, la région parisienne et la Moselle que le virus circule avec le plus de vigueur. Et c'est dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Moselle, les Bouches-du-Rhone, le Val-de-Marne que les conséquences de cette circulation intense se font le plus sentir sur le système hospitalier.

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