C'est dans le Jura que l'on compte le plus d'injections effectuées, en Seine-Saint-Denis qu'il y en a eu le moins. Au niveau national, le compteur se rapproche des 1,5 million de personnes ayant reçu au moins une dose.

Au 31 janvier, près de 1,5 millions d'injections (1.486.486) ont été administrées dans l'hexagone, soit 2,21% des Français.
Au 31 janvier, près de 1,5 millions d'injections (1.486.486) ont été administrées dans l'hexagone, soit 2,21% des Français. © AFP

La campagne de vaccination se poursuit en France. Au 31 janvier, près de 1,5 million d'injections (1.486.486, selon les dernières données ouvertes disponibles) ont été administrées dans l'Hexagone, soit 2,21% des Français. 47.137 ont été totalement immunisées en recevant les deux doses désormais administrées avec jusqu'à six semaines d'écart. Cela représente 0,07% de la population totale. Lundi soir, le ministère de la Santé évoquait pour sa part 1.537.614 personnes ayant reçu une première dose et 69.464 ayant reçu la seconde injection.

Actuellement, la vaccination concerne des catégories précises : les personnes résidant en Ehpad ou hospitalisées en unité de soin longue durée ; les personnes handicapées hébergées en foyers ou maisons spécialisées ; les soignants, pompiers, aides à domicile de plus de 50 ans ou présentant des facteurs aggravants et enfin, depuis le 18 janvier, les plus de 75 ans. 

Plus de piqures dans les départements ruraux

Dans le détail, on constate que ce sont des départements ruraux qui ont effectué le plus de piqures. Dans le Jura, 5% de la population a reçu au moins une dose. Suivent ensuite le Cantal, la Creuse, l'Allier, l'Orne ou bien la Nièvre, entre 4,5 et 5%.

Le département de la Seine-Saint-Denis, l'un des plus peuplés et pauvres de France, est celui qui a le moins vacciné, avec 1,16% de la population ayant reçu au moins une injection. Suivi de la Haute-Savoie, de l'Ain, de l'Isère et d'une bonne partie de l'Île-de-France (Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Val-d'Oise, l'Essonne et les Yvelines).

Les chiffres détaillant précisément l'administration de la première puis de la seconde dose ne sont disponibles qu'à l'échelle régionale. Comme le montre cette carte, c'est en Bourgogne-Franche-Comté (3,42%) et en Nouvelle-Aquitaine (près de 2,77%) que l'on a le plus vacciné. Mais c'est en Corse que l'on compte le plus de personnes totalement immunisées, ayant reçu les deux doses, avec 0,61% de la population. Toutefois, seulement 50.000 personnes en France ont actuellement été complètement vaccinées.

Retards d'approvisionnement 

Actuellement, la France est dans l'attente du vaccin fabriqué par AstraZeneca, autorisé par l'Agence européenne du médicament (EMA) depuis vendredi. Il présente un avantage logistique, car il n'a pas besoin d'être conservé à des températures très basses et peut être transporté, stocké et distribué plus facilement. 2,5 millions de doses sont attendues en France en février, dont une première livraison de 450.000 doses dès la fin de la semaine. 

Développé en partenariat avec l'université d'Oxford, ce sérum viendra compléter les doses de Pfizer-BioNTech et Moderna. Dans plusieurs régions, des centres de vaccination ont dû reporter des rendez-vous déjà fixés pour la première dose afin d'assurer, en priorité, l'administration dans les temps de la seconde dose.

Le premier approvisionnement du vaccin AstraZeneca permettrait d'accélérer la vaccination des personnes âgées : les doses actuellement disponibles des deux autres vaccins sur le marché ne permettent pas, actuellement, de couvrir la totalité de la campagne. Encore faut-il l'autorisation de la Haute autorité de santé : dans plusieurs pays comme l'Allemagne, l'Autriche ou l'Italie, les autorités sanitaires ont émis des réserves plus ou moins fortes sur son efficacité pour les plus anciens.

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