Tiens c’est rigolo, mais la nuit dernière j’ai fait un rêve. Le rêve d’un monde où les jeunes créateurs d’entreprises qui fourmillent d’idées et qui ont besoin d’argent ne se voient plus refuser par des banques trop frileuses l’emprunt dont ils ont besoin pour créer leur société. Le rêve que ma banque ne m’embête plus (et d’ailleurs n’embête plus personne !) avec ces misérables petits agios ponctionnés directement sur mon compte tout simplement par ce qu’à la fin du mois, je suis en délicatesse avec un découvert trop important. Le rêve de ne plus recevoir de coup de fil de mon banquier qui me signifie que ma carte bleue a un peu trop « chauffé » en cette période de soldes. Et puis mon rêve a viré au cauchemar. Le cauchemar d’un monde où un jeune trader de 32 ans a joué 50 milliards d’euros au casino bancaire avec l’argent des autres et donc quelque part un peu mon argent (si je suis client de la Société Générale). Le cauchemar d’un monde où un PDG tente de se dédouaner de ses responsabilités en traitant son salarié de « terroriste » plutôt que de s’inquiéter du sort de ses clients. J’ai découvert ce jour-là que pour le PDG d’une grande banque française, les opérateurs de salle de marché étaient à mettre dans le même sac que Ben Laden. Une comparaison plutôt douteuse car rappelons que Jérôme Kerviel, tout fautif qu’il soit, n’a quand même tué personne. « What a beautiful world ». Louis Armstrong doit se retourner dans sa tombe

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