Alors que la grève commence pour deux jours à la SNCF, dans un mouvement plus large qui devrait durer, par épisodes, jusqu'en juin, France Inter fait le point de ce qui fonctionnera (ou pas) ce mardi 3 avril.

En gare de Montgeron (Essonne), sur le RER D, beaucoup de monde et peu de trains.
En gare de Montgeron (Essonne), sur le RER D, beaucoup de monde et peu de trains. © Radio France / Sébastien Sabiron

La mobilisation prévue ce mardi semble forte puisque la direction de la SNCF annonce 48 % de cheminots en grève et  77 % de conducteurs pour ce premier jour de mobilisation contre le projet de réforme du gouvernement : soit près d'un cheminot gréviste sur deux et jusqu'à plus de trois sur quatre chez les conducteurs. 

Après le mouvement du 22 mars (et une mobilisation modérée), cette grève du 3 avril prend une toute autre ampleur. Le point sur les transports qui circuleront ce mardi matin :

Pour les TGV :

En moyenne, 12  % des TGV devraient circuler mardi.

  • 12 % sur le secteur Atlantique
  • 27 % sur le secteur Est
  • 12 % sur le secteur Nord
  • 11 % sur le secteur Sud-Est

Trains régionaux

Pour les TER : 

  • 13 % des trains Intercités circuleront normalement ce mardi et  seulement 6% des TER

En île de France :

28 % en moyenne des Transiliens circuleront ce mardi : 

  • 50 % sur le RER A
  • 28 % sur le RER B
  • 20 % sur le RER C
  • 14 % sur le RER D
  • 30 % sur le RER E

La mobilisation à Air France

Le mouvement se conjuguera dans les airs avec la quatrième journée de grève chez Air France pour les salaires, avant une cinquième samedi, puis les 10 et 11 avril. La compagnie prévoit d'assurer 75% des vols. Air France recense 32,8 % de grévistes  chez les pilotes, 20,5 % parmi les personnels navigants commerciaux (PNC)  et 14,5 % chez les personnels au sol.

Les perturbations à prévoir pour ce mardi :

  • 70 % des vols long-courriers
  • 67 % des vols moyen-courriers au  départ et vers Paris-Charles de Gaulle
  • 85 % des vols court-courriers

Les alternatives

D’autres moyens de transports sont possibles, notamment la voiture et l’autocar. C’est d’ailleurs massivement que des voyageurs se reportent sur ce dernier et sur les plateformes de covoiturage, dont les réservations explosent selon les entreprises du secteur.

L'une des compagnies de "cars Macron" qui circulent en France, Isilines, filiale du groupe Transdev, dit avoir vu ses réservations tripler par rapport à la normale, selon son directeur général, Hugo Roncal, qui parle de plusieurs dizaines de milliers de passagers en plus.

L’entreprise va donc doubler ou tripler son offre, en mettant deux ou trois autocars au lieu d'un au départ de certains trajets. Cependant, il est impossible pour ces entreprises d’autocars de répondre à cette énorme demande puisque 4,5 millions de personnes prennent quotidiennement le train quand ces autocars transportent 8 millions de passagers par an…

Son concurrent FlixBus constate que ses réservations ont bondi de 60 % pour la journée de mardi.

Du côté du covoiturage, c’est la ruée vers les inscriptions comme la plus connue d’entre elles, BlaBlaCar, l’a constaté avec "deux fois plus d'inscrits, ces derniers jours, qu'une semaine normale", selon son porte-parole Robert Morel.

Mais pour les autocars, comme pour le covoiturage, il est quasiment déjà trop tard depuis dimanche soir, les places sont pour la plupart déjà prises. 

Le calendrier annoncé des jours de grève
Le calendrier annoncé des jours de grève © Visactu / Visactu
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