Greenpeace épingle le premier fabriquant européen de mouchoirs et de papier toilette : Essity. L'ONG l'accuse de participer à la destruction des forêts boréales du Grand Nord.

"Essity s’approvisionne auprès de sociétés qui exploitent des forêts anciennes ou protégées, détruisent l’habitat d’espèces menacées", selon Greepeace (illustration)
"Essity s’approvisionne auprès de sociétés qui exploitent des forêts anciennes ou protégées, détruisent l’habitat d’espèces menacées", selon Greepeace (illustration) © Maxppp / M. Henning

Le mouchoir en papier que vous venez de jeter à la poubelle a-t-il participé un peu plus à la destruction des forêts boréales du Grand Nord, ces forêts de conifères qui font partie des poumons de la planète ? Le premier fabriquant européen de mouchoirs et de papier toilette, numéro deux mondial, se retrouve épinglé par Greenpeace.

L'ONG accuse Essity, une entreprise suédoise, qui possède notamment la marque Lotus, Tempo ou encore Zewa. Essity a enregistré en 2016 un chiffre d'affaires de presque 4 milliards et demi d'euros . Dans un rapport publié ce mercredi, l'ONG lui reproche de se fournir dans des entreprises de pâte de bois qui se servent directement dans des forêts boréales, en Finlande, mais aussi en Suède ou en Russie.

Des milliers d'hectares déforestés

"Greenpeace a la preuve que les fournisseurs d'Essity vont récolter du bois dans ces zones à haute valeur écologique, explique Clément Sénéchal, chargé de campagne au sein de l'ONG, notamment dans des zones répertoriées par le gouvernement suédois comme étant des zones à protéger en priorité". Plusieurs milliers d'hectares sont déforestés et vont mettre des dizaines d'années à se régénérer.

1 min

Tranche 18h 20h - papier

Selon Greenpeace, Essity et ses fournisseurs profitent de l'absence de mesures mises en place pour protéger des forêts de conifères pourtant répertoriées par l'agence suédoise de l'environnement. En cinq ans, en Suède, 23 000 hectares ont été déboisés pour fabriquer entre autres des mouchoirs et du papier toilettes.

Greenpeace demande donc à Essity de faire le ménage dans ses fournisseurs. En réponse à l'ONG, l'entreprise suédoise affirme son attachement à une industrie forestière soucieuse de l'environnement et dit "travaillerà des processus de certification plus exigeants."

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.