Grands champions et grandes étapes, la Bretagne est depuis la création du Tour une terre riche en légendes. Brest est devenue en 2008 la première ville de province à accueillir 3 fois le départ de la Grande Boucle.

Les régions du Tour

Sur la carte du Tour, la Bretagne est présente depuis la création. La dernière étape, en 1903, conduisait les coureurs de Nantes à Paris, une plaisanterie de 471 kilomètres ( !) remportée par l’homme qui avait dominé la course depuis le premier jour, Maurice Garin, « Le petit ramoneur ».Bien rares ont été les éditions de la course ne faisant pas au moins une incursion en Bretagne pour épouser les contours de l’hexagone.

un p'tit coup de java pochette
un p'tit coup de java pochette © Radio France

Le Mont Saint-Michel

Le Couesnon, ce petit fleuve côtier qui prend sa source en Bretagne, sert de frontière naturelle entre la région et la Normandie. Un dicton enseigne d’ailleurs que « Le Couesnon en sa folie a mis le Mont en Normandie ». Ce qui est géographiquement exact, puisque le Mont Saint Michel est situé sur la rive droite, et donc « outre-Couesnon » comme disent les Bretons.Mais la plupart des étapes bretonnes passent non loin du Mont, ce qui permet aux télévisions de montrer de magnifiques vues de la baie.

TDF Mont St Michel 3
TDF Mont St Michel 3 © L'Equipe / Stéphane Mantey

Petit-Breton

C’est un enfant de la diaspora qui va devenir le premier Breton vainqueur du Tour. Lucien Petit-Breton, de son véritable nom Lucien Georges Mazan a commencé sa carrière cycliste en Argentine, où son père (notable à Plessé, au nord de Nantes) s’était exilé après un échec électoral.Et c’est pour cacher à ce père qu’il participait à des courses de bicyclette, qu’il avait pris un pseudo rendant hommage à sa région d’origine.Lucien Petit-Breton est mort pour la France près de Troyes en 1917.

Petit Breton 1908 TDF
Petit Breton 1908 TDF © Gallica BNF / Agence Rol

Jean Robic

C’est bien par hasard que Jean Robic est né dans les Ardennes. Ses parents, natifs du Morbihan, se sont en effet installés à Condé-lès-Vouziers à la démobilisation du père, charpentier de son état. Réputé doté d’un fort caractère, « Biquet », également surnommé « Tête de cuir », dont Jean-Paul Ollivier a écrit :

Il [...] ne pouvait échapper au manichéisme qui réclame impérativement des bons et des mauvais. Il serait donc le mauvais face à Louison Bobet, le premier de la classe.

a tout de même remporté le premier Tour de l’après guerre en 1947. Sa vie personnelle tourmentée s’arrêtera en 1980 dans un accident de voiture, 19 ans seulement après la fin de sa carrière.

Robic montagne
Robic montagne © Editions Ouest France / Pascal Sergent

Louison Bobet

« Le boulanger de Saint Méen », Louison Bobet a porté le cyclisme breton au firmament avec sa série de 3 victoires consécutives entre 1953 et 55.Enfant chéri des foules, c’est en Bretagne, sa carrière terminée qu’il installera son premier centre de thalassothérapie, pratique dont il avait découvert les bienfaits à l’occasion de sa rééducation après un accident de voiture. Il mourra d’un cancer à l’âge de 58 ans.

Bernard Hinault

Comme Bobet, associé à Saint Méen, Bernard Hinault est lié pour la postérité à son bourg natal d’Yffiniac dans les Côtes d’Armor.Meneur d’une grève des coureurs pour sa première participation, avec une première victoire à la clé ( !) il va entrer dans l’histoire en triomphant à 5 reprises (1978-79-81-82 et 85).Au micro de Jean-Paul Brouchon il expliquait pour France Inter, sa réussite grâce à la force de caractère qui est supposée être l’apanage des Bretons.

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