Vaccination contre la grippe en Suisse
Vaccination contre la grippe en Suisse © GAETAN BALLY/KEYSTONE/MAXPPP / GAETAN BALLY/KEYSTONE/MAXPPP

On a déjà eu l'occasion de le dire sur France Inter, les vaccins n'ont pas la cote. Selon un récent sondage de l'Institut Ispsos, seulement 70% des Français ont confiance dans les vaccins, un chiffre qui s'étiole depuis plusieurs années, à cause sûrement des récentes polémiques sur les adjuvants contenant de l'aluminium ou sur le caractère obligatoire de plusieurs vaccins. L'Inserm vient de mener un sondage similaire, mais auprès des médecins cette fois. Si une large majorité reste attachée à ce système de prévention des maladies, une petite partie, elle aussi, émet aujourd'hui des doutes.

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Il y a toujours eu une minorité de docteurs adeptes de médecine alternative et opposés à la vaccination mais ce qui surprend aujourd'hui le Docteur Pierre Verger, de l'Observatoire de la Santé à Marseille et auteur de cette enquête, ce sont les doutes désormais des médecins plus "classiques" :

Il y a une frange beaucoup plus large de médecins qui, sans être opposés à la vaccination bien au contraire, ont des doutes sur des effets secondaires. Il y en a 10% par exemple qui doutent de la sécurité du vaccin contre l'hépatite B.

Interrogations du même ordre sur le vaccin contre le papillomavirus, notamment. Un quart des médecins doutent même de l'utilité de vaccins recommandés par les pouvoirs publics. Ces professionnels sont-ils le simple reflet de la société ou bien sont-ils par leur méfiance, leurs hésitations à l'origine du scepticisme de leurs patients ? C'est toute la question de l'oeuf et de la poule.

L'enquête propose de mieux informer les médecins sur les vaccins, de leur donner aussi davantage d'outils d'argumentaire pour faire face aux patients anti-vaccins mais on sait aussi que quelques médecins militants fournissent à des parents des certificats de complaisance, des certificats de contre-indications aux vaccins obligatoires ou recommandés. Le phénomène est rare mais il existe. Ces professionnels risquent gros, une amende et la radiation.

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