Chaque année, 48.000 personnes sont opérées pour soigner leur obésité.
Chaque année, 48.000 personnes sont opérées pour soigner leur obésité. © MaxPPP

Chaque année, 48 000 personnes sont opérées pour soigner leur obésité contre 12 000 il y a dix ans. Le problème constaté par les chirurgiens est que les patients opérés ne sont pas assez bien suivis. Ils reprennent alors du poids et rencontrent de graves problèmes de santé.

En France, on compte désormais sept millions de personnes obèses. La chirurgie de l'obésité, dite chirurgie bariatrique, consiste à poser un anneau gastrique, à réduire l'estomac ou l'intestin pour limiter l'ingestion d'aliments et donc la prise de poids. Le problème constaté par les chirurgiens est que les patients, une fois opérés, ne sont pas assez bien suivis.

Deux ans après l'opération, on perd le patient de vue

Ils reprennent alors du poids et rencontrent des problèmes de santé qui peuvent être graves. Deux ans après l'opération, la moitié des patients ne retourne plus chez son médecin et le malade est perdu de vue. Pourtant, il y a des risques, car la chirurgie de l'obésité est une opération lourde qui répond à une vraie indication médicale. On opère quand l'indice de masse corporelle est supérieur à 40 (exemple : une femme de 1,63 qui pèse 106 kilos.)

Une fois opéré, le patient va mieux, mais n'est pas guéri pour autant d'où l'importance d'un suivi post-opératoire.

Une opération qui a des inconvénients

Pour Anne-Sophie Joly, qui préside le collectif national des associations d’obèses, une personne sur deux reprend plus de poids qu’elle ne le devrait parce qu’il n’y a pas eu de suivi . Par ailleurs, l'opération a ses inconvénients. Avec un estomac ou un intestin réduit des deux tiers, on mange moins et on assimile aussi moins de vitamines. À long terme, cela peut provoquer des carences qu'il faut pallier. Pour un meilleur suivi, le collectif réclame des structures, d'éducation thérapeutique notamment, mais aussi une meilleure formation des professionnels à l'obésité. Il voudrait enfin que les ordonnances de vitamines ainsi qu'un suivi psychologique au long cours soient pris en charge par la sécurité sociale.

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