Un rapport de l'OCDE publié mercredi place la France parmi les pays où le taux de jeunes sans emploi et sortis du système éducatif est le plus fort.

Sur les salons spécialisés, de l'aide à la recherche d'emploi est proposée par les jeunes
Sur les salons spécialisés, de l'aide à la recherche d'emploi est proposée par les jeunes © Maxppp / Bruno Levesque

"Il devient de plus en plus difficile pour les jeunes peu qualifiés de trouver un emploi, et à plus forte raison un emploi stable" : c'est ce qui ressort du rapport publié ce mercredi par l'OCDE, selon Stefano Scarpetta, le directeur des affaires sociales de l'organisation internationale de coopération et de développement économique. Et c'est le cas en France plus que dans la plupart des pays européens.

En France en 2015, 16,6% des jeunes de 15 à 29 ans ont quitté le système éducatif et n'ont pas d'emploi. C'est plus que la moyenne de l'Union européenne (qui s'élève à 14,6%), presque deux fois plus que l'Allemagne (8,8%), et surtout c'est un chiffre qui n'a pas reculé depuis 2013. En tout, cela représente 1,8 million de jeunes, soit 270.000 de plus qu'en 2008.

Sur l'ensemble de ces jeunes sans emploi, 80% n'ont pas atteint le niveau du bac. "Aujourd'hui, un jeune qui ne termine pas le lycée, c'est un énorme handicap dans tous les pays, et en particulier en France", explique Stéphane Carcillo, économiste de l'OCDE. Inversement, 16% des jeunes diplômés du supérieur étaient au chômage ou inactifs en 2014.

Les 16,6% de jeunes sans emploi et hors du système éducatif se décomposent de la façon suivante : 8,9% sont à la recherche d'un emploi, et 7,8% sont inactifs, c'est-à-dire qu'ils ne recherchent pas de travail.

Quelles solutions ?

Pour Stéphane Carcillo de l'OCDE, "il faut fermer le robinet à décrocheurs" en réformant le système scolaire. Celui-ci montre en effet un taux d'échec scolaire élevé : 15% des 25-34 ans n'ont pas fini le lycée. L'apprentissage, mais aussi le service civique, sont des solutions qui peuvent s'avérer intéressantes, pour l'économiste.

Sur le terrain, des structures spécialisées et des associations tentent de relancer ces jeunes "décrocheurs". C'est le cas de l'association "Impulsion 75" à Paris, qui aide des jeunes de 16 à 25 ans à se préparer à l'emploi, en organisant des stages intensifs dans des établissements parisiens de prestige. Yann Gallic a rencontré les responsable de cette association pour France Inter :

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