La France va-t-elle récupérer les tournage de film ?
La France va-t-elle récupérer les tournage de film ? © CC Vancouver Film School

Le 69e Festival de Cannes approche. Le plus grand rendez-vous mondial du 7ème Art, démarre mercredi prochain, mais déjà les professionnels du cinéma commencent à affluer sur la Croisette. Et avant les premières projections, les premiers chiffres. Et bonne surprise, ça va très bien pour le cinéma français. Certes les entrées en salle ont un peu baissé l'an dernier, mais les tournages en France se multiplient en 2016, grâce au crédit d'impôt de 30% entré en vigueur en janvier dernier.

La production de longs métrages français a atteint un niveau record en 2015, mais ces films ont été plus souvent tournés à l'étranger, la France subissant alors la concurrence de pays étrangers fiscalement plus attractifs comme la Belgique - qui propose des crédits d'impôts de 30 à 45% sur certaines dépenses de tournage - ou de la Hongrie qui ne prévoit aucun plafond pour ces incitations.

Pour tenter d'enrayer le phénomène, le ministère de la Culture a mis en place à partir de janvier dernier, un taux de 30% de crédit d'impôt pour le cinéma, jusqu'ici réservé aux films de moins de 4 millions d'euros. Son plafond a également été relevé à 30 millions d'euros.

Dès l'annonce, plusieurs grandes productions françaises qui étaient en train de prendre le chemin de l'étranger, ont été redirigées vers l'hexagone. C'est le cas, par exemple, de "Valerian"que Luc Besson menaçait de tourner hors France, ou du nouveau film d'Albert Dupontel.

Frédérique Bredin préside le centre national du cinéma et de l'image animée, en quelque sorte le banquier du cinéma français. Elle répond à Marion L'Hour

On voit les tournages qui reviennent en France et des films étrangers vont également se faire en France

►►► L'interview intégrale de Frédérique Bredin est à retrouver à 9h40 dans On n'arrête pas l'éco

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