Le variant anglais du Covid-19 représente près de 10% des cas dépistés en Ile-de-France depuis deux semaines, ce qui augure d'une prochaine hausse "très significative" du nombre de malades. Le variant sud-africain représente 1% des cas.

Un test Covid lors d'une opération de dépistage massif à Roubaix (Nord).
Un test Covid lors d'une opération de dépistage massif à Roubaix (Nord). © AFP / Hans Lucas / Julie Sebadelha

"C'est un moment inquiétant", reconnaissait, lundi, la présidente du collège de la Haute autorité de santé, Dominique Le Guludec, sur France Inter. "Nous sommes tous inquiets puisque nous savons que ce variant anglais va arriver. Plus il arrivera sur une circulation du virus élevée, pires seront les conséquences", avertissait-elle. Depuis sa détection au Royaume-Uni à l'automne, ce variant, considéré comme beaucoup plus contagieux, est en effet scruté de près par les autorités sanitaires. Mais que sait-on de son développement sur le territoire français ? Et qu'en est-il des autres formes, des autres variants connus ?

10% de variants parmi les cas de Covid en Ile-de-France

Le variant anglais du Covid-19 représente près de 10% des cas dépistés en Ile-de-France depuis deux semaines, ce qui augure d'une prochaine hausse "très significative" du nombre de malades,5,4% des lits occupés en réanimation

Plus contagieux, le variant britannique a entrainé une flambée de cas et une saturation des services hospitaliers au Royaume-Uni. C'est ce que redoutent les autorités sanitaires françaises. Actuellement, la France comptabilise autour de 20.000 nouvelles contaminations quotidiennes, en moyenne. 

La pression est déjà forte : dimanche soir, il y avait près de 26.400 personnes hospitalisées soit près de 500 de plus que la veille, et le nombre de patients traités dans les services de réanimation s'élevait à près de 3.000 personnes, quasi 70 de plus que la veille. Cela représente 58,4% des places disponibles en réanimation ou soins intensifs, d'après les chiffres disponibles sur l'application TousAntiCovid. 

2,5% de variants anglais au niveau national

Un taux de, 2,5% au niveau national avait été constaté après une première "enquête flash" nationale sur plus de 10.000 PCR positives les 7 et 8 janvier.

2e étude flash

Une seconde étude de ce type, coordonnée par le Centre national de référence des virus respiratoires (CNR) à Lyon, doit être menée entre mardi et mercredi, a confirmé son coordinateur, Bruno Lina, au Parisien. Elle permettra, comme l'a souligné Dominique Le Guludec sur France Inter lundi matin, d'avoir un point de comparaison par rapport au 1% et d'évaluer à quelle vitesse le variant anglais se propage sur le territoire. Les premiers résultats de cette deuxième étude devraient être scrutés de près par l'exécutif lors du conseil de défense de mercredi.

Déjà 1% de variant sud-africain

Le variant anglais bien présent sur le territoire, essentiellement dans l'hexagone, est celui sur lequel on a le plus d'informations. Pour le variant sud-africain, c'est plus compliqué. Mais il a bien été repéré sur le sol français. Mi-janvier, plusieurs dépistages ont été organisés en Île-de-France, organisés par l'Agence régionale de santé, après la découverte d'un cas. Fin décembre 2020, un premier cas avait été repéré dans le Haut-Rhin. 

Jean-François Delfraissy a indiqué dimanche soir qu'on est peut-être "autour de 1%" pour cet autre mutation.Quant au variant brésilien, il n'a pas été repéré dans l'hexagone mais il menace via "le point d'entrée" qu'est la Guyane. Mais "tant qu’il n’y a pas un programme clair pour le séquençage aléatoire des résultats positifs comme celui mis en place en Angleterre, il n’est pas possible d’affirmer qu’un variant ne circule pas en France", nuance Stéphanie Haïm-Boukobza, virologue et biologiste chez Cerba, au Figaro. "C’est comme pour le cholestérol. On n’en a pas tant qu’on ne le mesure pas !"

59,9% des lits occupés en réanimation

Plus contagieux, le variant britannique a entrainé une flambée de cas et une saturation des services hospitaliers au Royaume-Uni. C'est ce que redoutent les autorités sanitaires françaises. Actuellement, la France comptabilise autour de 20.000 nouvelles contaminations quotidiennes, en moyenne. La pression est déjà forte : dimanche soir, il y avait près de 26.400 personnes hospitalisées soit près de 500 de plus que la veille, et le nombre de patients traités dans les services de réanimation s'élevait à près de 3.000 personnes, quasi 70 de plus que la veille. Cela représente 59,9% des places disponibles en réanimation ou soins intensifs, d'après les chiffres disponibles sur l'application TousAntiCovid. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.