Le service de location de scooters électrique en libre-accès accès à Paris revendique déjà plus de 20 000 usagers. Alors qu'Autolib patine, Cityscoot prévoit de s'étendre.

D'ici la fin de l'année, Cityscoot étendra sa flotte à 1 500 scooters électriques.
D'ici la fin de l'année, Cityscoot étendra sa flotte à 1 500 scooters électriques. © Maxppp / IP3 Press

Une application smartphone (iTunes, Google Play), une géolocalisation, un code reçu par texto : et c'est parti pour une virée parisienne en Autolib. Cityscoot met en avant cette "nouvelle solution de mobilaté sans abonnement, sans, clef, sans carte magnétique, sans borne de réservation ni de recharge". La start-up est persuadé d'avoir la solution pour "désengorger la ville, la rendre moins bruyante et moins polluée".

Après huit mois d'existence, Cityscoot revendique déjà 20 000 usagers et 150 000 trajets, dont 50 000 rien que depuis le début de l'année. La distance moyenne parcourue par les usagers est de 4 kilomètres pour 15 minutes. Facturé au plus à 28 centimes la minute, cela reviendrait donc à environ 4 euros.

Forte de ce beau démarrage, la start-up va étendre ce mois-ci son service aux villes de Levallois-Perret et de Neuilly-sur-Seine et de 7h à minuit, contre 23h aujourd'hui.

Les ratés d'Autolib et de Velib

D'ici la fin de l'année 2017, Cityscoot espère même doubler sa flotte et ainsi passer de 700 à 1 500 scooters. La start-up ne semble donc pas échaudée par les ratés de ses grandes soeurs Velib et Autolib.

Cinq ans après son lancement, le service d’autopartage en trace directe Autolib’ n’a pas encore atteint l’équilibre financier.

  • Selon le bureau d’études et de recherche sur la mobilité 6t, “Autolib n’est toujours pas rentable et ne le sera peut-être jamais“.
  • Vélib aurait coûté 16 millions d'euros à la mairie de Paris alors qu'à sa création en 2007, le maire Bertrand Delanoë promettait que ce service ne coûterait "pas un centime au contribuable" et qu'il rapporterait au contraire "une redevance annuelle de 3 millions d'euros" payée par JC Decaux.
Anne Hidalgo ne reconnaît plus personne.
Anne Hidalgo ne reconnaît plus personne. © Maxppp / Aurélie Ladet

Cette fois, la ville de Paris soutient Cityscoot justement parce qu'elle prévoirait d'abandoner son projet Scootlib. Par ailleurs, la start-up est également aidée par la région Ile-de-France.

Des ambitions internationales

Comme JC Decaux avec ses 52 000 "Velib" dans le monde entier (Bruxelles, Toyama ou encore Brisbane) ou Bolloré avec ses Blueindy, les "Autolib" d'Indianapolis, Cityscoot envisage déjà l'Europe. "Nous regardons avec attention l’Italie, la patrie du scooter. Nous sommes par exemple convaincus de villes comme Milan et Turin" explique le fondateur et PDG de Cityscoot. Avant ça, un déploiement est prévu "dans deux métropoles du sud de la France". Il faudra également consolider l'expérience parisienne pour laquelle 40 personnes ont été recrutés en CDI depuis huit mois.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.