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amphithéâtre fac illustration © MaxPPP

Le classement, mis à jour chaque année, distingue 500 établissements d’enseignement supérieur parmi les 17 000 universités répertoriées dans le monde. Cette année, la France en compte 21.

Comme en 2013, la France est sixième en nombre d’établissements placés dans le classement. Avec 21 universités recensées, elle se place derrière les Etats-Unis (146 établissements), la Chine (44), l’Allemagne (39) et la Grande-Bretagne (38).

Un chiffre stable par rapport à l’année dernière puisqu’en 2013, 20 universités avaient été distinguées dans le classement de Shanghai. A noter que la France est 3e dans la catégorie mathématiques, 5e dans la catégorie physique, 7e en chimie et 9e en informatique.

Quatre universités dans le top 100

Sur les 21 établissements classés dans les 500 premiers du classement de Shanghai, 4 sont dans le top 100. L’Université Pierre et Marie Curie (UPMC Sciences et médecine) se range à la 35e place (en progression de trois places par rapport à l’année dernière). L’université Paris Sud est 42e, l’ENS Paris 67e et l’Université de Strasbourg 95e.

L’université d’Auvergne fait son grand retour dans le classement. Elle avait déjà été classée dans le top 500 en 2003. Un retour qui s’explique par ses publications scientifiques, notamment en physique.

Philippe Dulbecco, président de l’université d’Auvergne Clermont-Ferrand 1 avec Hélène Chevallier

Montée en puissance des universités chinoises

La Chine place neuf établissements dans le top 200. Cette montée en puissance correspond, entre autres, à la part mondiale de publications scientifiques. La Chine se place ainsi deuxième, derrière les Etats-Unis.

Les explications d’Hélène Chevallier

Des critères de classement inadaptés aux universités françaises ?

Le classement de Shanghai s’appuie sur un indicateur construit à partir de six critères. Par exemple, seront pris en compte le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les anciens élèves, ou encore le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline.

Or, ces critères semblent davantage adaptés aux universités anglo-saxonnes qu’aux établissements européens. De même, ils ne tiennent pas réellement compte de la spécificité du système universitaire et scientifique français. La France a effectivement une dualité université-organismes de recherche (comme le CNRS ou l’Inserm).

Le classement de Shanghai s’adresse en priorité aux universités sélectives, puisqu’il ne tient pas compte du nombre d’étudiants accueillis, ni de leur accompagnement ou de leur insertion professionnelle.

Geneviève Fioraso, secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, valorise avant tout l’excellence française en sciences. Propos recueillis par Hélène Chevallier

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