Avec vingt établissements dans le palmarès des 500 universités établi par le classement de Shanghai, la France conserve son sixième rang mondial.

L'université Pierre-et-Marie-Curie est 40e au classement de Shanghai, la première française.
L'université Pierre-et-Marie-Curie est 40e au classement de Shanghai, la première française. © AFP / Christophe Lehenaff

La France conserve sa sixième place au sein du top 500 du classement de Shanghai, établissant un palmarès mondial des universités selon six critères allant du nombre de prix Nobel à celui des publications rattachées à l'établissement. Avec vingt universités dans ce top 500, le ministère de l’enseignement supérieur s’est dit "satisfait". Pour la ministre Frédérique Vidal, "cela signifie que dans la compétition internationale, nous sommes en capacité de tenir notre rang".

C’est l’université Pierre-et-Marie-Curie, à Paris, qui arrive en tête côté français, avec une 40e place, juste devant Paris-Sud qui grimpe de cinq rangs par rapport à l’an passé. "Cette stabilité d’ensemble, combinée à des progressions individuelles significatives, témoigne de la solidité de la position des universités françaises, qui ont su s’affirmer face à une concurrence internationale devenue de plus en plus forte", a expliqué Frédérique Vidal.

Les Etats-Unis écrasent toujours la concurrence

Une concurrence qu’écrasent à nouveau les établissements américains, Harvard et Stanford en tête, les Etats-Unis comptant seize universités sur les vingt premières du classement de Shanghai. Seules les Britanniques Cambridge, troisième, et Oxford, septième, parviennent à disputer l’hégémonie aux Etats-Unis. Néanmoins, le ministère français de l’enseignement supérieur s’est félicité, sur France Info, de "faire partie du top 3% des universités mondiales", bien que la première université française n'apparaisse qu'au 40e rang.

En effet, 17 000 établissements sont analysés pour établir ce top 500. Mais la lecture du classement peut mener à différentes constatations. Si l'on prend uniquement en compte le top 100 du classement de Shanghai, la France n’apparaît par exemple qu'au huitième rang. D'autres moyens de comparaison existent : le classement mondial des universités QS, lui aussi très respecté, place, pour l'année universitaire 2016-2017, l'Ecole Normale Supérieure au premier rang des établissements français (33e), devant Polytechnique (53e) et Pierre-et-Marie-Curie (131e).

Un classement contesté

Le classement de Shanghai, publié tous les ans depuis 2003, est l’un des cinq classements internationaux de référence, mais ses méthodes sont souvent critiquées. Des problèmes méthodologiques sont mis en lumière et mettent en cause la pertinence de ce palmarès. Le nombre de prix Nobel et de médaillés Fields (équivalent du prix Nobel pour les mathématiques) au sein de diplômés, mais également des professeurs et anciens professeurs, sont critères de classement, donnant un poids important aux performances passées de ces universités.

Gilles Roussel, président de la Conférence des présidents d’université et président de l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée, regrette que les qualités du système universitaire français ne soient pas "forcément reflétées" et assure que le classement n’est qu'un "critère parmi d’autres" pour attirer les meilleurs doctorants à l'international : "Ce classement est basé principalement sur des critères qui sont ceux des établissements anglo-saxons. Ce n’est donc pas une surprise si on retrouve aux meilleures places les universités américaines ou anglaises."

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