Fleuristes, chocolatiers, concessions automobiles et magasins de musique pourront rester ouverts dans les 16 départements soumis à partir de ce samedi au reconfinement, selon un décret paru ce samedi matin au Journal officiel.

Un magasin de fleurs à Paris. Les fleuristes peuvent ouvrir lors du confinement décrété le 20  mars 2021
Un magasin de fleurs à Paris. Les fleuristes peuvent ouvrir lors du confinement décrété le 20 mars 2021 © Radio France / Romain AMBRO

Pour accompagner ce "confinement aéré", sept jours sur sept, pour 16 départements où la progression de l'épidémie est inquiétante, une nouvelle liste de commerces et services ouverts a été publiée ce samedi, et complète ce qui avait été annoncé par le ministère de l'Économie. D'une manière générale, les enseignes qui peuvent restées ouvertes le seront jusqu'à 19h, nouvel horaire de couvre-feu. Les grands centres commerciaux, qui étaient déjà fermés, le restent. 

Pour les magasins d’habillement, de chaussures, de lingerie, de parfumerie, bijouterie, maroquinerie et les magasins de jouets ou de décoration, la fermeture est décrétée mais le "click and collect" reste possible.

Restent donc ouverts :

  • Les commerces alimentaires ou vendant des biens de première nécessité (alimentation, journaux, tabacs, papeterie, bricolage, puériculture, etc.) (sauf les rayons qui ne correspondent pas à ces "biens et services de première nécessité")
  • Les supermarchés et autres magasins d'une surface de plus de 400 m2 ne peuvent accueillir du public que pour les activités jugées essentielles, ainsi que la vente de "produits de toilette, d'hygiène, d'entretien et de produits de puériculture"
  • Les marchés mixtes en extérieur
  • Les libraires et disquaires
  • Les coiffeurs
  • Les commerces de plantes, fleurs, graines, engrais, semences, plants d'espèces fruitières ou légumières, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé"
  • Les services de réparation et entretien d'instruments de musique
  • Les commerces de véhicules automobiles et de machines agricoles sur rendez-vous
  • Les chocolatiers, c'est-à-dire les commerces de détail de cacao, chocolats et produits de confiserie
  • Les visites de biens immobiliers
  • Les cordonniers car ils sont inclus dans la liste des services de "réparation d'ordinateur et de biens personnels et domestiques" du précédent décret de fin octobre.

Toute la liste est précisée dans le décret paru au Journal Officiel. Cela porte à 90 000 le nombre de commerces qui ne pourront pas ouvrir, en incluant les quelque 25 000 commerces déjà fermés dans les centres commerciaux sur l'ensemble du territoire.

Des mesures d'aides 

"Les commerces fermés administrativement bénéficieront du fonds de solidarité dans sa version renforcée avec un droit d'option pouvant aller jusqu'à 10 000 euros par mois ou 20% du chiffre d'affaires plafonné à 200 000 euros", indique le gouvernement. Concernant les commerces dont le chiffre d'affaires dépasse un million d'euros par mois, un "dispositif de prise en charge des coûts fixes à hauteur de 70% pour les entreprises de plus de 50 salariés et de 90% pour les entreprises de moins de 50 salariés" sera mis en place. "L'activité partielle prise en charge à 100% sera appliquée pour les salariés de ces commerces ainsi que l'exonération de cotisations sociales", poursuit le communiqué.

Ces commerces pourront aussi "bénéficier d'une aide de 500 euros pour couvrir une partie des frais qu'ils pourraient engager pour se numériser et vendre à distance".

Le dispositif lancé par le Premier ministre Jean Castex pour un nouveau confinement vaut durant les quatre semaines à venir pour seize départements, dont Paris et sa région, face à la progression de l'épidémie de Covid-19. Outre l'Ile-de France, la région Hauts-de-France ainsi que les département des Alpes-Maritimes, de la Seine-Maritime et de l'Eure sont concernés.