un passager dans un état critique après la collision tgv-ter
un passager dans un état critique après la collision tgv-ter © reuters

Les premières conclusions de l'enquête interne de la SNCF montrent que la collision entre un TER et un TGV, qui a fait 40 blessés près de Pau le 17 juillet, était due à un signal passé au vert, et pas à un franchissement d'un feu rouge par le conducteur du TER

Ce jeudi 17 juillet, peu avant 17H30, le conducteur voit donc un signal passer au vert et le train express régional repart à vitesse normale. Il rattrappe quelques minutes après le TGV qui devait relier Tarbes à Paris, en le percutant à 18 km à l'ouest de Pau à hauteur de Denguin (Pyrénées-Atlantiques). La collision a fait 40 blessés, dont quatre graves. Treize personnes avaient été hospitalisées et une seule est encore à l'hôpital vendredi.

Les rats responsables ?

Si le signal est passé au vert, c'est en raison d'un "défaut d'isolement intervenu sur deux fils commandant le signal" explique Alain Krakovitch, directeur général Sécurité de la SNCF. Le conducteur n'a donc pas franchi le signal au rouge avant de repartir à vitesse normale.

Alain Krakovitchavec Daniel Corsand de France Bleu béarn :

Maintenant, il va falloir que l'on sache pourquoi on a eu ce défaut d'isolement des fils commandant le signal. Il se pourrait que des rats aient dénudé les câbles, mais ça ne suffit pas....

Le circuit électrique en question se trouvait à l'intérieur d'une guérite "de cantonnement". Ce défaut d'isolement va entraîner la révision avant le 10 août de 3.000 guérites de cantonnement qui n'ont pas été vues depuis le début de l'année, puis de l'ensemble des installations de cantonnement en France, au nombre de 10.000.

Le rapport interne, en cours de finalisation, sera publié dans les jours qui viennent par la SNCF.

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