Qui n’a jamais exprimé sa plainte ? Qui n’a jamais, aussi, pesté contre les grincheux et autres grognons qui passent leur temps à se plaindre ? Mais que manifestent-ils ?

Comment arrêter de se plaindre tout le temps ?
Comment arrêter de se plaindre tout le temps ? © Getty / Jacquie Boyd

Dans "La Tête au carré", Mathieu Vidard et son invité, le psychanalyste Saverio Tomasella, ont donné quelques éléments de réponses à ceux qui souhaitent devenir plus positifs, et aux proches des plaintifs pour s’en sortir au quotidien avec ces personnes difficiles à vivre.

Pour les adultes Calimero, il y a d'un côté ceux qui se plaignent tout le temps et de l’autre ceux qui ressentent des injustices, sans se plaindre.

Description du syndrome de Calimero

Saverio Tomasella identifie deux types de personnes :

  • celles et ceux qui voient de l’injustice partout. Ces personnes ont une grille de lecture basée sur l'injustice, et dont chaque événement se rapporte à ce sentiment.
  • celles et ceux qui voient la moindre chose de manière négative. Ils ont une lecture des événements qui se fait systématiquement de manière négative, en trouvant systématiquement un moyen ou un autre de se plaindre peu importe les circonstances.

Au micro de Mathieu Vidard, Saverio Tomasella s’est attelé à répondre à un cas bien particulier d'une auditrice :

Certaines personnes se construisent dans la défiance des autres, ce qui conduit au syndrome Calimero puis une certaine forme de pessimisme.

Tous des Calimero ?

Pour le psychanalyste, il est important de préciser que nous pouvons tous être au quotidien victimes de l'injustice, et que cela peut durer un certain temps, sans pour autant faire de nous des "Calimero". L'invité de la TACdistingue l'hyper-sensibilité au fait de se sentir injustement traité.

Il précise que les personnes à la sensibilité exacerbée sont plus susceptibles d'être victimes du syndrome Calimero.

Saverio Tomasella rappelle qu’en identifiant les maux véritables de cette souffrance, qu'en reconnaissant chacun dans son parcours de vie les souffrances qui n’ont pas été entendues, il est possible de retrouver le goût de vivre sans se plaindre, et même dans la joie.

Les Calimero, des dépressifs ?

A l'écoute d'une intervention de Michel Onfray, l'invité de la TAC est revenu sur des propos tenus par le philosophe Michel Onfray :

Le Calimero n'est pas dépressif... Il a encore l'énergie de se plaindre

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