Aujourd’hui, 54 % des Français mangent bio. Sans surprise, ce sont plutôt des personnes aisées et éduquées car parmi les arguments opposés à l’alimentation bio : son prix. Quelques pistes pour manger sainement, pas cher, tout en faisant du bien à la planète.

Comment bien manger ?
Comment bien manger ? © Getty / PeopleImages

Avec Nicole Darmon, directrice de recherche à l'Institut National de Recherche Agronomique (INRA), et Pascale Hébel, directrice de département Consommation au Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation des Conditions de Vie (CREDOC). Elles ont répondu aux questions de Valère Corréard et donné quelques conseils dans l’émission Des idées pour demain.

Premier conseil : on évite de gaspiller

Le gaspillage est le poste majeur sur lequel il faut jouer pour réduire son impact carbone et faire des économies. Pour cela : faire une liste et ne pas en sortir quand on fait ses courses…

Deuxième conseil : raisonner l’équilibre animal/végétal 

On mange un peu moins de produits animaux et on choisit des protéines animales les moins impactantes pour le climat : des œufs ou des produits laitiers. On peut suivre les recommandations du fléxitarisme : pas plus d’une fois par jour de la viande ou un œuf.

Troisième conseil : cuisiner 

Le savoir-faire culinaire s’est perdu. Et la réappropriation, quand on vient d’une famille qui ne cuisine pas, est difficile. Or, c’est prouvé, si on cuisine, on mange mieux. On s’intéresse plus à ce que l’on mange. Ça change chez les trentenaires. Même si depuis six ans, les jeunes hommes font de moins en moins la cuisine alors qu’on avait avancé dans la voie de l’égalité. Pourquoi ? Les femmes sont plus inquiètes, elles veulent prendre en main leurs angoisses. On le voit avec l’apport de son repas sur son lieu de travail. Ce sont souvent des femmes entre 35 et 45 ans issues de la classe moyenne qui le font aussi pour des questions économiques. Elles mangent plus de légumes qu'il faut savoir utiliser et cuisiner.

Le cas particulier de la tomate  

Faut-il choisir une tomate bio qui vient d’Espagne ou une non bio produite localement ? En fait, tout dépend si elle est produite sous serre ou pas. En serre, ça veut dire plus de dépense d’énergie, même si ça s’est amélioré. Donc la réponse : on choisit une tomate qui vient d’Espagne, du Maroc ou de France, mais qui a poussé dehors. Mais chaque cas est un cas particulier et pour choisir il faut également prendre en compte l’emballage.

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