"La fin de vie, et si on en parlait ?" Personne n'aime y penser, mais en parler à son entourage, avec son médecin, permettrait de mieux la préparer, de ne pas la subir. Le centre national des soins palliatifs et de la fin de vie lance ce lundi, dans la presse et dans les espaces publics, une campagne de sensibilisation

Comment parler de la fin de vie
Comment parler de la fin de vie © Maxppp / Odilon Dimier

Connaissez-vous vos droits ? La fin de vie est-ce un sujet abordé en famille ou est-il banni, comme s'il allait porter malheur ?  Cette campagne montre une femme se cachant le visage, mais faire l'autruche ne règle rien. 

On peut parler de la fin de vie avec ses proches, on peut en parler avec son médecin. Le docteur Valérie Mesnage est neurologue à l'hôpital St Antoine : "La campagne de sensibilisation est aussi destinée à faire en sorte qu'il n'y ait plus ce tabou que nous aussi nous avons entretenu, à vouloir repousser les limites. La mort fait partie de notre vie à chacun et il est beaucoup plus aisé de ne pas attendre le dernier moment. Une des manières d'inciter mes collègues à parler de la fin de vie, c'est de leur dire nous : 'n'avons plus le choix'. L'évolution récente des lois, ouvre de nouveaux droits aux patients, et eux vont nous saisir." 

Parmi ces droits, celui d'écrire ses directives anticipées pour dire ce que l'on veut et ce que l'on ne veut pas, et c'est aussi le rôle des médecins, dans des maladies évolutives par exemple, d'inciter les patients à les rédiger : "On peut être amenés à proposer aux personnes elles-mêmes d'écrire leurs directives et particulièrement chez les personnes qui commencent à avoir des troubles cognitifs. Ça leur permettra de rester libres de leur choix sans que d'autres décident à leur place." 

Pourtant aujourd'hui 40% des français ignorent qu'il existe une loi sur la fin de vie et 81% ne savent pas précisément ce que sont les directives anticipées.

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