Même s'il n'y a pas eu de faute constatée, il faut tirer des leçons de la mort d'une patiente aux urgence de l'hopital Cochin à Paris il y a deux semaines. PIerre Carli est l'un des trois experts chargés d'émettre des recommandations après ce drame.

Très clairement, ces causes simples comme l'erreur médicale primaire, le manque de médecins ou les médecins qui n'étaient pas à leur poste au moment où la patiente est prise en charge, ces éléments là ne sont absolument pas retrouvés dans ce dossier.

enquête sur le décès inexpliqué d'une patiente aux urgences de l’hôpital cochin à paris
enquête sur le décès inexpliqué d'une patiente aux urgences de l’hôpital cochin à paris © reuters

Il y a deux semaines, une sexgénaire venue pour une blessure au pied. Elle a été retrouvée morte six heures après son arrivée d'une crise cardiaque. Selon une enquête interne ouverte pour déterminer lescirconstances du décès, les hôpitaux de Paris (AP-HP) précisent que la patiente, arrivée en milieu d'après-midi, a été prise en charge dans la demi-heure pour un premier examen qui n'a pas "montré de signe de gravité objectif".

Elle a ensuite été "installée en zone de surveillance, à proximité des soignants". "Il existe des incertitudes sur ce qui s'est déroulé dans les heures qui ont suivi, le décès de la patiente ayant été constaté à 23h00", lit-on dans le texte.

Selon l'AP-HP, "les effectifs médicaux et paramédicaux étaient au complet". Ce que conteste l'association Hôpital pour tous, qui s'oppose à la réorganisation de l'Hôtel-Dieu. Elle dit sur son site internet que "le service d'urgences de Cochin était complètement saturé, comme le sont quotidiennement toutes les urgences parisiennes depuis la fermeture de l'Hôtel-Dieu le 4 novembre 2013".

Invité sur France inter mardi, le directeur général des hôpitaux de Paris (AP-HP) Martin Hirsch a écarté la piste d'une faute individuelle.

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