Parce que dans la vie, tout ne se présente pas toujours comme on veut, quand on veut... Dans son éducation, l'enfant doit apprendre à gérer la frustration. Comment lui apprendre ?

Comment apprendre à son enfant à gérer la frustration ?
Comment apprendre à son enfant à gérer la frustration ? © Getty / JGI/Jamie Grill

Comment apprendre à son enfant à gérer la frustration ? Dans l’émission Grand Bien vous fasse, Ali Rebeihi aborde la question du déplaisir, entouré de Didier Pleux et de Gwénaëlle Boulet.

Julien, père d'un garçon de deux ans, témoigne dans l'émission :

On lui apprend par les livres. On lui a trouvé l'histoire d'un petit chat qui est furieux, qui tire la langue aux autre chats, qui griffe les troncs d'arbre, mais qui en respirant, en prenant son temps, arrive à se calmer et finalement retourne jouer avec son copain chat. 

Dans l'émission d'Ali Rebeihi, quelques conseils ont été évoqués...

Montrer des exemples positifs 

Parler, écouter, expliquer, montrer des exemples positifs : c'est bien pour déjouer la colère. Mais ce n'est pas suffisant, il faut de l'autorité en amont. 

Si un enfant a autant de mal à accepter les déplaisirs de l'école, il est peut-être possible d'instiller des petits déplaisirs à la maison : est-ce qu'il aide les autres ? Est-ce qu'on fait attention à ce qu'il ne monopolise pas la parole ? Est-ce qu'on fait attention qu'elle ne soit pas tout le temps dans du jeu ? Dans le plaisir ? Ce sont ces petites choses-là qui apprennent à l'enfant à tolérer les frustrations.

Faire entrevoir un plaisir encore plus fort

Montrer qu’on va avoir des satisfactions, mais plus tard. 

Par exemple : ramasser des pommes est moins plaisant que regarder une série. L'enfant peut faire la tête un moment à l’idée de l’effort d’aller dehors. Mais offrir la compote obtenue avec les pommes, est gratifiant.

Si on fait du sport, on va mieux physiquement. Si on se contraint à apprendre une langue étrangère, on pourra communiquer et on sera plus à l'aise... Souvent la contrainte apporte un hédonisme beaucoup plus fort derrière.

Être ferme sur le fond

Si l'enfant pense qu'il y a négociation possible, il va s'engouffrer. Si on doit argumenter pendant 20 minutes pour arrêter une série TV, l'enfant va croire qu'il faut toujours une plaidoirie, une contre-argumentation à chaque fois qu'il y a un feu rouge... Si on est convaincu, il va moins discuter la décision. 

Sur la forme, il faut s'efforcer de trouver des choses différentes en fonction des âges. Le "oui, plus tard" pour des bonbons passe bien avec des petits. Moins avec les ados.

La technique du rêve

Essayer la technique du rêve pour partir dans l'imaginaire : "Ah, si on pouvait avoir des glaces toute la vie…"

Faire avec l'enfant, jouer avec lui

Quand on va à la piscine : c'est l'adulte qui décide de l'heure de début et de fin, mais rien n'empêche "de faire le marsouin" avec lui. 

Éducation bienveillante

Essayer le mix des pensées positives (éducation bienveillante de respect) et du cadre dans lequel on fait grandir l'enfant en lui apprenant des choses qu'il n'a pas forcément envie d'apprendre.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.