Un peu plus d'un mois après la crue historique de la Seine et de ses affluents, la Préfecture et la métropole du Grand Paris ont organisé jeudi une réunion publique de bilan.

Avril 2016 pont de l'Alma à Paris
Avril 2016 pont de l'Alma à Paris © Maxppp / Olivier Corsan

Première critique : le manque de capacité des quatre lacs réservoirs situés en amont du bassin parisien. Ils ont permis de faire baisser le niveau de la Seine de 5 centimètres au pic de crue. Un impact beaucoup trop faible pour Marc Vincent. Selon le directeur général des services techniques de l'Etablissement public territorial de bassin (EPTB) Seine-Grand-Lac, il faut creuser dès que possible un cinquième lac. Coût de l'opération : 600 millions d'euros.

Chaque fois qu'on investit un euro sur ce type d'aménagement, on économise un peu plus de deux euros, deux euros vingt en gros, en dommages évités. On estime que si l'aménagement avait été fait, il aurait permis de diminuer le niveau de l'eau à Paris d'environ 40 centimètres. Beaucoup plus que nos ouvrages ont pu faire.

Investir pour prévenir, pas forcément pour agir... Plus de 20 000 sapeurs pompiers, militaires et civils franciliens ont été mobilisés pendant la crue. Des effectifs suffisants pour le Colonel Frédéric Lelièvre. Il est chef du service anticipation de  la Zone de défense et de sécurité de Paris.

On n'aura jamais suffisamment de moyens. Mais je ne dirai pas qu'il faut plus de policiers pour gérer la crue. On ne met pas un policier derrière chaque citoyen. On gère les urgences, on priorise.

Dernier point critique : l'information. Les deux capteurs de mesure du pont d'Austerlitz sont tombés en panne pendant la crue. La solution pour éviter une nouvelle défaillance : en ajouter deux .

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