Chaque année, un Français produit 573 kilogrammes de déchets ménagers et assimilés, selon un rapport remis mardi à la secrétaire d'Etat à l'environnement. Ce rapport fait des propositions pour le traitement des produits qui n'ont aucune solution de recyclage, qui représentent un tiers du contenu de nos poubelles.

Les nouvelles filières s'inspireraient de ce qui est déjà en vigueur, par exemple pour les produits électroniques
Les nouvelles filières s'inspireraient de ce qui est déjà en vigueur, par exemple pour les produits électroniques © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

Chaque année, un Français produit 573 kilos de déchets ménagers et assimilés : c'est un chiffre cité par le rapport rédigé par Jacques Vernier, président de la commission des filières de responsabilité élargie des producteurs, et remis mercredi à la secrétaire d'Etat à l'écologie, Brune Poirson. 

Or un tiers du contenu de nos poubelles n'a aucune solution de recyclage : même si on souhaite les trier ou les apporter dans un lieu spécifique, rien n'est prévu à cet effet ! C'est le cas des poupées, des casseroles, des raquettes de tennis : au total 200kg de déchets jetés par chaque Français (en moyenne) chaque année n'a aucune solution de recyclage.

Cinq nouvelles filières obligatoires

Faut-il obliger les fabricants de produits non recyclables à mettre en place une filière ? C'est en tout cas ce que préconise le rapport Vernier, qui propose la création de cinq nouvelles filières obligatoires de valorisation, pour les jouets, les articles de sport et de loisir, les déchets du bâtiment, les huiles de moteur usagées et les huiles alimentaires.

Ces filières s'inspireraient des 14 qui existent déjà en France, par exemple pour l'électronique, les meubles ou encore les pneus : quand un consommateur achète ces produits neufs, il paie une "éco-contribution", qui s'élève à quelques euros ou centimes d'euros pour financer leur recyclage. 

Des sanctions en cas de non-respect des objectifs

Autre proposition radicale du rapport : sanctionner les filières qui n'atteignent pas leurs objectifs de recyclage. Autrement-dit, les éco-organismes financés par les fabricants de produits. Par exemple, 75% des emballages ménagers devraient être recyclés en France ; aujourd'hui on stagne à 67%

Ce malus est très attendu par les collectivités locales, excédées par la hausse prévue des taxes sur les mises en décharge et l'incinération. Quant au consommateur, il faut l'aider à savoir ce qu'il peut trier et surtout comment : le rapport préconise un grand ménage dans les logos apposés sur les paquets. 

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