Samedi et dimanche, deux journalistes de Charlie Hebdo ont affirmé que leurs comptes Instagram avaient été suspendus suite à la publication de la une du dernier numéro, reprenant les caricatures de Mahomet. Instagram assure qu'il s'agit d'une erreur et a rétabli les comptes dimanche à la mi-journée.

Mercredi, "Charlie" a republié les caricatures de Mahomet qui lui ont valu des menaces dès 2006
Mercredi, "Charlie" a republié les caricatures de Mahomet qui lui ont valu des menaces dès 2006 © AFP / Mathieu Menard / Hans Lucas

Ce samedi et ce dimanche matin, deux journalistes de Charlie Hebdo ont indiqué, sur Twitter, que leur compte Instagram avait été suspendu, sans que la raison leur soit communiqué. Laure Daussy et Coco, toutes deux membres de la rédaction de l'hebdomadaire satirique, ont partagé une capture d'écran de leur compte suspendu. 

"La dernière photo que j'avais postée était la une de Charlie Hebdo : c'est donc probablement un piratage ou un signalement en masse, nouvelle forme de censure", déplorait Laure Daussy. Même constat pour la dessinatrice Coco, qui avait elle aussi partagé la couverture du journal de cette semaine, qui republiait la série de caricatures de Mahomet qui lui ont valu des menaces dès 2006, accompagnées de la mention "Tout ça pour ça", dans un numéro spécial dédié au procès des attentats de janvier 2015.

Dimanche à la mi-journée, France Inter a pu constater que les comptes des deux journalistes avaient été rétablis. Contacté par nos soins, Instagram assure que ces deux comptes ont été supprimés par erreur. "Nous les avons rétablis dès que cela a été porté à notre connaissance, et nous sommes désolés de la confusion et de la détresse que cela a pu causer", explique un porte-parole du réseau social. 

Selon nos informations, la couverture de Charlie Hebdo ne serait pas la cause de cette suppression temporaire de comptes – elle a par ailleurs été postée sur le compte Instagram du journal, qui, lui n'a pas été affecté. Depuis la sortie de ce numéro spécial mercredi, Charlie Hebdo et ses journalistes invitent leurs lecteurs à partager cette couverture massivement sur les réseaux sociaux. 

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