La conférence environnementale est une promesse de campagne de François Hollande.
La conférence environnementale est une promesse de campagne de François Hollande. © Wostock Press/MaxPPP

La troisième conférence environnementale s'ouvre ce jeudi. Promesse de campagne de François Hollande, ce rendez-vous annuel a l'ambition de "faire de la France la nation de l'excellence environnementale". Mais ce marathon "vert" ne satisfait pas les associations écologistes.

Cette réunion, qui rassemble durant deux jours plusieurs centaines de participants - ministres, parlementaires, collectivités, ONG, entreprises et syndicats - autour de plusieurs grands thèmes, se veut le pendant de la conférence sociale. Elle ambitionne de mener un dialogue environnemental au même niveau que le dialogue social.

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Comme les précédentes, la troisième édition s'efforcera de fixer les grandes lignes de la politique "verte" du gouvernement pour l'année à venir. Première piste : développer "la démocratie participative" autour des projets qui ont un impact environnemental afin d'éviter les tensions.

François Hollande a donc tiré les leçons du drame du barrage de Sivens (Tarn). Les explications de Nathalie Fontrel

Les associations environnementales sont sceptiques. Il y a d'abord la forme de cette conférence envrionnementale : une après-midi et une matinée de tables rondes, et un temps de parole limité. Jean Baptiste Poncelet de France Nature Environnement :

À peu près trois minutes par représentant ! Ce n'est pas suffisant.

La qualité de l'air à peine évoquée

Trois minutes pour évoquer trois thèmes : la mobilité durable (comment bouger sans asphyxier la planète), la mobilisation des citoyens pour la conférence climat de Paris l'an prochain, et enfin l'environnement et la santé. Bizarrement les lanceurs d'alerte n'ont pas été conviés à cette table ronde. Nadir Saïfi, vice-président d'Écologie Sans Frontière, qui a porté plainte contre X pour la pollution de l'air :

Non, nous ne sommes pas invités, nous sommes évités... Toutes les associations de santé environnement n'ont pas été conviées à la table ronde.

La qualité de l'air sera à peine évoquée. D'ailleurs le président du Conseil national de l'air ne sera pas présent : le poste est vacant depuis janvier dernier. Cette conférence environnementale risquent de déboucher sur des décisions très symboliques. François Veillerette, président de Générations Futures :

Pas de mesures nouvelles : on va lancer des études de faisabilité. C'est léger. Est-ce que c'est la peine de faire une conférence environnementale pour étudier la possibilité de faire quelque-chose ? On doit afficher des mesures qui débouchent sur des actes et pas sur des intentions.

Les participants en sont presque à regretter le Grenelle de l'environnement de l'ex-présidant Nicolas Sarkozy.

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